Abdou Mbow : « Quand le palais devient un cirque » – Le député "Takku Wallu dénonce la dérive de l’Assemblée nationale

samedi 13 juin 2026 • 490 lectures • 2 commentaires

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Abdou Mbow : « Quand le palais devient un cirque » – Le député \

iGFM - (Dakar) Dans une tribune virulente intitulée « Quand un clown est proclamé roi, le palais devient un cirque », le député Abdou Mbow, de la coalition TAKKU WALLU SÉNÉGAL, dresse un réquisitoire sévère contre le fonctionnement actuel de l’Assemblée nationale.

Pour l’élu, la formule n’est pas une métaphore. « C’est, malheureusement, la photographie exacte de ce qui se passe aujourd’hui à l’Assemblée nationale du Sénégal », écrit-il d’emblée.


Abdou Mbow revient sur l’élection du président du Parlement issu du Pastef, qu’il qualifie de « forfaiture » et d’« installation contestée, bâclée ». Au-delà des étiquettes politiques, il pose la question sur le plan institutionnel : « Quand on tord le règlement, quand on force la main au perchoir, on ne nomme pas un président. On assassine un principe. Le principe que l’Assemblée nationale n’appartient à aucun parti. Elle appartient au peuple sénégalais ».


Selon lui, ce jour-là, « le Palais Bourbon de Dakar a cessé d’être un temple de la loi. Il est devenu une jungle, une scène ». Et « quand le roi n’a pas la stature, la cour se transforme en cirque ».


Le député dénonce ensuite un « manque de sérieux » généralisé. Il accuse l’hémicycle de traiter les lois « comme un jardin d’enfants » : textes bâclés, votes « à la hussarde, sans débat, sans expertise, sans rigueur intellectuelle ». Il fustige des députés qui « hurlent plus qu’ils n’argumentent » et où « les injures remplacent les amendements ». Pendant ce temps, estime-t-il, « les vrais problèmes du pays "école, emploi, santé" attendent dans les coulisses ».


Le plus grave, pour Abdou Mbow, n’est pas le désordre mais « le mépris » : mépris du règlement, du débat contradictoire, de « l’intelligence des Sénégalais ». En transformant l’Assemblée en arène, on envoie ce message au peuple : « Vos lois ne valent rien. Votre Parlement ne vaut rien. Votre vote ne vaut rien ». 


Il parle de « clochardisation d’une institution » dépouillée de sa dignité et de sa gravité. « Or, un peuple sans Parlement respecté est un peuple sans boussole », avertit-il.


En conclusion, Abdou Mbow interpelle directement les Sénégalais : « Le cirque ne s’arrête que quand le public refuse d’applaudir ». Il exhorte les citoyens à exiger le respect du règlement, des débats de fond et à interpeller leurs députés. « L’Assemblée nationale n’est pas la propriété du Pastef, ni de l’opposition, ni du pouvoir. Elle est la vôtre. Elle est le dernier rempart entre la volonté d’un clan et l’intérêt de la Nation ».


Il conclut par une citation attribuée à George Orwell : « le Mensonge engendre tant de disciples », en dénonçant l’arrogance d’une « Cour d’apôtres avachis dans leur méprisable suffisance » face à un peuple « exténué ».

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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