Arrestation de Thierno Bocoum et cie : Khalifa Sall dénonce une « dérive autoritaire » et exige leur libération immédiate

lundi 29 juin 2026 • 284 lectures • 0 commentaires

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Arrestation de Thierno Bocoum et cie : Khalifa Sall dénonce une « dérive autoritaire » et exige leur libération immédiate

iGFM - (Dakar) Quelques heures seulement après le placement en garde à vue de Thierno Bocoum, Babacar Ba et plusieurs de leurs camarades au commissariat du Plateau, les réactions politiques s'enchaînent. Le leader de la plateforme Taxawu Senegaal, Khalifa Ababacar Sall, est monté au créneau pour condamner fermement ce qu'il qualifie de « répression brutale ».

La tension politique ne cesse de grimper à Dakar. Alors que le centre-ville est sous haute surveillance policière suite aux interpellations de figures de l'opposition et de la société civile, l'ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, a vigoureusement réagi par le biais d'un communiqué officiel.


Une atteinte frontale à la Constitution


Sans détour, le leader de Taxawu Senegaal a exprimé sa profonde indignation face aux méthodes employées par les forces de l'ordre face à des citoyens qui, selon lui, se trouvaient dans leur droit le plus absolu.


« Je condamne avec la plus grande fermeté la répression brutale exercée contre des responsables politiques et des membres de la société civile qui n'ont fait qu'exercer, pacifiquement, un droit garanti par notre Constitution », a-t-il déclaré d'emblée.


Pour le candidat à la dernière élection présidentielle, la liberté de contestation ne saurait être négociable dans une démocratie majeure comme celle du Sénégal. Face à la situation de Thierno Bocoum et de ses codétenus, sa position est catégorique : « J'exige leur libération immédiate et sans condition. »


Un appel pressant à la mobilisation des « forces vives »


Au-delà de la simple condamnation, Khalifa Sall dresse un constat alarmant de l'état des libertés publiques dans le pays, pointant du doigt un recul démocratique orchestré par le pouvoir en place.


« Le droit de manifester est une liberté fondamentale », rappelle-t-il avec force.
Selon lui, tenter de le « bâillonner par la violence, les arrestations et l'intimidation est une atteinte grave à l'État de droit et à notre démocratie ».


Craignant un engrenage dangereux pour l'équilibre de la République, l'ancien député a lancé un appel solennel à l'unité de l'opposition, des syndicats et des organisations citoyennes. Il en appelle ainsi à la « mobilisation de toutes les forces vives de la Nation pour défendre nos libertés, protéger nos institutions et faire échec à toute dérive autoritaire ».

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Publié par

Harouna Fall

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