FAITS DIVERS : Un réseau de trafic de drogue et de faux médicaments démantélé à Dakar

lundi 14 septembre 2026 • 238 lectures • 0 commentaires

Actualité 8 heures Taille

FAITS DIVERS : Un réseau de trafic de drogue et de faux médicaments démantélé à Dakar

iGFM - (Dakar) Une opération menée par le commissariat spécial du Tourisme a permis l'interpellations de plusieurs individus et la saisie d'importantes quantités de stupéfiants et de produits pharmaceutiques illicites à Dakar, d'après les informations du journal Libération.

L’enquête a commencé par un renseignement sur une soirée organisée dans un appartement meublé. Le 7 septembre 2026, le commissariat spécial du Tourisme a été informé qu’un groupe de jeunes consommerait et commercialiserait de la drogue dans un logement situé à Mermoz Sotrac, rapporte Libération.


Un dispositif policier a été déployé pour vérifier les informations et identifier les personnes présentes. Lors de l’intervention, sept individus ont été interpellés.


La fouille des lieux a permis de découvrir des comprimés présentés comme de l’Alpraz, deux sachets de poudre identifiée comme de la MDMA, quatre petites bouteilles de protoxyde d’azote et six sachets de haschisch, selon le quotidien.


Entendu par les enquêteurs, l’un des participants a expliqué qu’un ami avait loué l’appartement pour la nuit du 6 au 7 septembre. Il aurait affirmé qu’une partie des substances était destinée à la consommation du groupe, tandis que d’autres produits devaient être revendus durant la soirée. Ces déclarations ont orienté les policiers vers les circuits d’approvisionnement.


Un autre participant aurait reconnu avoir livré une boîte d’Alpraz pour 5 000 FCFA. Interrogé sur sa provenance, il a désigné un fournisseur installé à Keur Serigne Bi. Les enquêteurs ont alors organisé une commande afin d’identifier les personnes impliquées dans la livraison.


Selon Libération, l’opération les a conduits au domicile d’un fournisseur présumé, où une importante quantité de produits pharmaceutiques a été découverte. Le journal cite notamment 342 boîtes de Misodia, 19 boîtes d’Alprazolam, 32 bouteilles de sirop, 30 boîtes de Diazépam, six caisses de lubrifiant et 20 boîtes de Tramadol, ainsi que d’autres comprimés.


Le fournisseur aurait contesté être impliqué dans des interruptions clandestines de grossesse, tout en confirmant avoir fourni de l’Alpraz au premier suspect. Il aurait évalué la marchandise saisie chez lui à une dizaine de millions de FCFA.


Les investigations se sont poursuivies le 9 septembre par des perquisitions aux domiciles de deux autres personnes, à Scat-Urbam et à Liberté 6. Une bonbonne de protoxyde d’azote ainsi qu’une balance électronique ont été découvertes dans l’un de ces logements, d’après le journal.


Libération énumère plusieurs qualifications visées dans le dossier : association de malfaiteurs, détention de substances psychotropes à des fins de trafic, trafic illicite de médicaments, exercice illégal de la profession de pharmacien, mise en danger de la vie d’autrui et complicité d’interruption de grossesse.

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Publié par

Harouna Fall

editor

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