Homosexualité, drogue, sextorsion et VIH : les révélations explosives dans l’affaire Ouzin Keïta

lundi 9 mars 2026 • 4895 lectures • 0 commentaires

Actualité 7 heures Taille

Homosexualité, drogue, sextorsion et VIH : les révélations explosives dans l’affaire Ouzin Keïta

Une opération de la Division des investigations criminelles (DIC) a débouché sur une affaire aux ramifications particulièrement sensibles. Selon des informations rapportées par le quotidien L’Observateur, l’artiste Ousseynou Keïta, connu sous le nom d’Ouzin Keïta, a été interpellé durant le week-end dans un appartement situé à Ouest-Foire, en compagnie de treize autres personnes.

À l’origine, les enquêteurs s’étaient lancés sur la piste d’un dossier lié à la consommation de stupéfiants. Lors de la descente policière, des comprimés d’ecstasy auraient été retrouvés sur place, certains ayant visiblement été consommés. Mais la perquisition a rapidement orienté les investigations vers un champ plus large après la découverte d’objets laissant présumer d’autres activités.


Au total, quatorze personnes âgées de 14 à 39 ans ont été interpellées et placées en garde à vue pour les besoins de l’enquête. Parmi elles figure un mineur, tandis que plusieurs suspects proviennent de différents quartiers de Dakar et de sa banlieue, notamment Pikine, Grand-Yoff, Camberène et les Parcelles Assainies.


L’exploitation des téléphones portables saisis lors de l’opération aurait permis aux enquêteurs d’ouvrir une nouvelle piste. D’après les premiers éléments cités par L’Observateur, les suspects seraient soupçonnés d’avoir mis en place un système de chantage fondé sur l’enregistrement de relations intimes à l’insu de leurs partenaires. Ces images auraient ensuite servi de levier pour exiger de l’argent sous la menace d’une diffusion sur internet.


Au cours de son audition, l’artiste aurait par ailleurs fait une déclaration qui a retenu l’attention des enquêteurs. Il aurait reconnu être porteur du VIH, une révélation qui intervient alors que l’enquête évoque également l’infraction de transmission volontaire du virus. À la suite de cette information, les autres personnes interpellées auraient accepté de se soumettre à un test de dépistage.


L’enquête pourrait encore s’élargir. Lors de son interrogatoire, Ouzin Keïta aurait évoqué à plusieurs reprises un individu surnommé « Ass », présenté comme son « fils spirituel ». Cet homme est activement recherché par les enquêteurs.


Autre élément signalé dans le dossier, une femme soupçonnée d’avoir joué un rôle central dans l’organisation des activités de racolage et des opérations de chantage. Elle ferait également l’objet de recherches.


À ce stade de la procédure, les quatorze suspects restent placés en garde à vue. Ils sont visés par plusieurs chefs d’accusation, dont proxénétisme, escroquerie, chantage et extorsion de fonds, actes contre-nature, consommation de drogue et transmission volontaire du VIH. L’exploitation des téléphones et l’identification d’éventuelles victimes devraient déterminer l’ampleur réelle de cette affaire qui secoue déjà l’opinion.

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Publié par

Birame Ndour

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