Judo : la gestion du président de la Fédération pointée du doigt par le Collectif des clubs majoritaires

mercredi 15 avril 2026 • 437 lectures • 0 commentaires

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Judo : la gestion du président de la Fédération pointée du doigt par le Collectif des clubs majoritaires

iGFM (DAKAR) Face à la presse, ce mercredi à Dakar, le Collectif des clubs majoritaires du judo a pointé du doigt la gestion du président de la Fédération sénégalaise, Ababacar Ngom.

En conférence de presse, ce jour, Cheikh Sadibou Ndiaye, membre actif du Collectif des clubs majoritaires du judo, a dénoncé la gestion du président de la Fédération, Ababacar Ngom. Motifs : le refus de porter la candidature de Babacar Wade candidat à l’Union Africaine de Judo (UAJ), et une paralysie des instances dirigeantes. Pour le collectif, il faut rendre l’ascenceur à Babacar Wade.


En octobre 2024, au cours d'une réunion du Comité directeur, le soutien à la candidature de Babacar Wade, ancien président de la Fédération, pour un poste de responsabilité au niveau continental (UAJ), était à l'ordre du jour. C'est d'ailleurs depuis ce jour-là qu'une crise est née puisque le président actuel s'est opposé à cette candidature, malgré le soutien manifeste de la majorité des membres du Comité exécutif. "Ce, sous prétexte de vouloir faire élire son ami, le président sortant malgache, à la place de celui qui s’est pourtant battu pour le mettre à la tête de notre Fédération", a déploré Cheikh Sadibou Ndiaye, porte-parole du jour.


Aucune réunion du Comex depuis deux ans, dysfonctionnement administratif profond


Cette réunion n’a pu aboutir à un vote formel, le président Ababacar Ngom ayant quitté la salle prématurément pour empêcher la validation de la candidature de son prédécesseur. La suite ? Aucun procès-verbal n’a été dressé, laissant la diplomatie sportive sénégalaise dans un flou total.


Ce qui pousse le Collectif des clubs majoritaires à parler de dysfonctionnement administratif profond. Pour l'ancien directeur des équipes nationales et membre du Comité directeur, Abdou Karim Seck, le Comité directeur doit se réunir tous les trois mois, comme l'exigent les textes. Mais le hic est que depuis deux ans, aucune réunion n'est organisée.


Malgré plusieurs courriers de protestation adressés par les acteurs du judo, a-t-il déploré, Ababacar Ngom resterait muré dans le silence. Pour le collectif, le président ne bénéficie plus de la légitimité nécessaire pour diriger la discipline.


Une Assemblée générale élective anticipée évoquée


Une Assemblée générale élective anticipée a été évoquée lors de ce face à face avec la presse. Face à ce qu’ils considèrent comme une prise d’otage de l’instance, le collectif voudrait passer à l'offensive. Une pétition avec 37 voix ayant voté pour, 14 étant contre a été lancée.


Les clubs comptent mobiliser la règle des deux tiers des voix, afin d’imposer un changement de cap et restaurer la démocratie au sein de la "grande famille du judo", annoncent les contestataires. 


 

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Publié par

Mamadou Salif

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