Le lutteur guinéen Boy Dakar arrêté pour usurpation d’identité nationale : un registre suspect de la mairie de Bourguiba saisi

jeudi 1 octobre 2026 • 503 lectures • 0 commentaires

Actualité 11 heures Taille

Le lutteur guinéen Boy Dakar arrêté pour usurpation d’identité nationale : un registre suspect de la mairie de Bourguiba saisi

Quelques jours après Reug Reug, un autre lutteur vient d’être arrêté. Il s’agit de Babacar Diallo alias Boy Dakar. Mais si le Thiaroyois est tombé pour détention de faux billets, le «Dakarois», lui, est poursuivi pour détention et usage d’un faux document administratif et obtention indue de documents administratifs.

Boy Dakar est en garde à vue dans les locaux de la Sûreté urbaine de Dakar, qui mène l’enquête. Il a été coincé à la suite d’investigations de la Direction de l’automatisation du fichier (DAF) révélant que le mis en cause, né en 1991 à Dakar, est l’objet d’une déclaration de naissance faite à l’état civil de Bourguiba sous le numéro 2468, en 1993, alors que son père est d’origine guinéenne.
Libération, qui donne l’information, rapporte que la consultation du registre n°2468 de l’année 1993, à l'état civil de Bourguiba, permet aux agents de la DAF de remarquer que Boy Dakar «a été déclaré dans un registre non coté ni paraphé ni clôturé ni authentifié. De plus, il y avait des pages manquantes : la première commence par le numéro 2433 et la dernière porte le numéro 2599».
Plus grave, souligne le quotidien d’information, «le registre comportait des ratures et des surcharges avec du blanco. D’ailleurs, la page portant le numéro 2468, supposé correspondre à Babacar Diallo a été surchargée puis raturée avec du blanco. Cette déclaration porte le nom D. Diagne, né le 20/12/1982. En bas de page, se trouvent les références d’une fiche individuelle qui serait délivrée par le procureur de la République près le tribunal d’instance hors classe de Dakar, le 15/09/1992».
Face à ces bizarreries, renseigne Libération, la DAF saisit le registre et convoque Boy Dakar. Lors de son audition, poursuit le journal, ce dernier affirme «que seul son père connaît les circonstances de sa déclaration à l’état civil».
«Convoqué à son tour, embraye la même source, [le père du lutteur] dit ne rien savoir à propos du jugement numéro 1772 de l’année 1993 du tribunal d’instance hors classe de Dakar», soulignant avoir déclaré son fils à l’état civil de Bourguiba et reçu sur place, trois jours plus tard, les documents correspondants.
«La DAF lui a fait savoir que, contrairement à sa déclaration, Babacar Diallo aurait fait l’objet d’un jugement transcrit le 28/12/1993 à l’état civil de Bourguiba. Il a dégagé toutes responsabilités à propos dudit jugement, martelant n’avoir jamais enclenché une procédure en ce sens au profit de son fils», complète Libération.

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Publié par

Cheikh Sarr

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