"Matam existe et compte" : Le cri du cœur de Hamedine Dieng face à l’oubli de la région dans les hautes fonctions de l’État

jeudi 29 octobre 2026 • 414 lectures • 1 commentaires

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iGFM - (Dakar) À la suite du Conseil des ministres du mercredi 28 octobre 2026, au cours duquel 32 nouvelles nominations ont été enregistrées, une voix forte s’est élevée pour dénoncer ce qui est perçu comme une mise à l’écart systématique. Dans une déclaration poignante, Hamedine Dieng, cadre et figure engagée, tire la sonnette d’alarme sur la sous-représentation de la région de Matam au sommet de l’État.

​"Comment ne pas ressentir une profonde déception face à une telle situation ?" C'est par cette interrogation empreinte d'amertume que Hamedine Dieng réagit aux dernières décisions prises en Conseil des ministres. Alors que 32 postes ont trouvé preneurs, aucun fils ni aucune fille de la région de Matam ne figure sur la liste des promus. Un constat d'autant plus lourd que, selon lui, la situation dure depuis plus de deux ans : la région ne compte ni ministre ni Directeur général au sein de l'appareil d'État.


​Face à ce qu’il qualifie d’« oubli », Hamedine Dieng tient à préciser la nature de son combat. Loin de toute posture communautariste ou de rejet des personnalités nouvellement nommées, sa démarche s'inscrit pleinement dans une quête d'équité territoriale et de justice sociale. Il rappelle ainsi que "notre démarche n'est ni un rejet des personnes nommées ni une revendication fondée sur le régionalisme. Elle est un appel à l'équité territoriale, à la reconnaissance des compétences locales et à une meilleure représentation de toutes les régions du Sénégal."


​La région de Matam, souligne-t-il, regorge de cadres chevronnés, de jeunes diplômés dynamiques et d’acteurs engagés, pleinement capables d’assumer les plus hautes responsabilités républicaines. "Peut-on véritablement parler d'inclusion et d'équité si certaines régions have le sentiment de rester constamment à l'écart des grandes responsabilités de la république ?", s’interroge-t-il avec insistance.
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Au-delà de la question des nominations, l’interpellation vise également le développement socio-économique de la zone. Hamedine Dieng plaide avec force pour le redémarrage de l'ensemble des chantiers à l'arrêt et la valorisation du potentiel humain local. Ce cri du cœur n'est d'ailleurs pas le premier lancé par le responsable, qui rappelle l'avoir déjà formulé directement devant les autorités, notamment face au ministre Serigne Gueye Diop au King Fahd Palace lors de l'Université d'hivernage du think tank.


​En conclusion de sa prise de parole, le membre fondateur de KIIRAYE - Les Patriotes Républicains réaffirme l'appartenance pleine et entière de Matam à la Nation sénégalaise en martelant que Matam existe, Matam compte et Matam mérite d'être bien représentée. 


"Le Sénégal appartient à tous ses fils et à toutes ses filles. Matam ne demande aucun privilège, Matam demande simplement sa juste place à la table du Conseil des ministres et des responsabilités nationales", conclut-il, adressant un message clair aux plus hautes autorités du pays dans l'espoir de voir la promesse républicaine de l'inclusivité enfin concrétisée sur le terrain.

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Publié par

Harouna Fall

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