Ousmane Sonko à France 24/RFI : « Pas de déchirure du pays », mais un « dévoiement des engagements » du Pastef

lundi 15 juin 2026 • 621 lectures • 1 commentaires

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Ousmane Sonko à France 24/RFI : « Pas de déchirure du pays », mais un « dévoiement des engagements » du Pastef

iGFM - (Dakar) Trois semaines après son départ de la Primature, Ousmane Sonko a brisé le silence. Dans un long entretien accordé à France 24 et RFI, le désormais Président de l’Assemblée nationale s’est confié sur ses tensions avec le président Bassirou Diomaye Faye. Verdict : pas de risque de déstabilisation, mais une critique politique assumée.

Interpellé sur les appels du chef de l’État à dépasser les différends pour ne pas « déchirer le pays », Sonko acte sa rupture institutionnelle. Mais il refuse le scénario du chaos : « Je ne pense pas qu’il y ait querelle. Le Sénégal est plus grand que les divergences politiques que nous pouvons avoir. Je peux rassurer tout le monde qu’il n’y aura pas de déchirure. Il peut y avoir des divergences politiques, programmatiques, mais pas de déchirure du pays ».


Relancé sur son éviction et une éventuelle candidature en 2029, l’ancien Premier ministre évite le piège de la victimisation. « Non, je ne l’apprécierais pas sous cet angle. Cette affaire appartient désormais à l’histoire politique du Sénégal. Un homme politique, c’est une trajectoire. Et cette séparation sur le plan institutionnel n’est pas l’aspect le plus marquant de ma carrière », relativise-t-il.


Il se tourne désormais vers ses nouvelles fonctions : « Je dois remercier le peuple sénégalais d’avoir porté sa confiance sur un candidat que moi-même j’ai désigné, et ensuite d’avoir renouvelé cette confiance en nous donnant cette majorité écrasante à l’Assemblée nationale ». Son objectif : « donner à cette institution le rôle et la place qui sont la sienne ».


Le cœur de sa critique reste là. Interrogé sur ses accusations de « trahison » du projet Pastef, Sonko change de registre : « Les notions de trahison relèvent beaucoup plus de la morale et de l’affectif. Je préfère être sur un terrain lié à une notion beaucoup plus politique ».


Sa charge est directe : « Ce sont des engagements qui ont été pris vis-à-vis du peuple sénégalais pendant dix ans d’opposition et dont beaucoup ont été complètement dévoyés dans la trajectoire qui a été choisie. Je considère aujourd’hui que les engagements que nous avons pris vis-à-vis du peuple sénégalais, pour la plupart en tout cas, certains de ces engagements ne sont pas respectés et il n’y a pas de volonté de les respecter ».


En conclusion, il rappelle sa responsabilité dans le bilan de l’alternance : « J’ai été Premier ministre pendant deux ans. Mon bilan parle pour moi-même et je souhaite pour le reste de ce mandat qu’il y ait tout le succès pour le bonheur du peuple sénégalais ».

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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