Paris exige la fermeture des emprises diplomatiques du Burkina Faso en France après la rupture des relations par Ouagadougou

vendredi 3 juillet 2026 • 136 lectures • 0 commentaires

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Paris exige la fermeture des emprises diplomatiques du Burkina Faso en France après la rupture des relations par Ouagadougou

iGFM - (Dakar) En réponse à la décision unilatérale du Burkina Faso de rompre ses relations diplomatiques avec la France, Paris a formellement demandé aux autorités burkinabées de fermer l’ensemble de leurs emprises diplomatiques et consulaires sur le territoire français.

Grosse friture diplomatique sur l’axe Paris- Ouagadougou. Selon une note verbale officielle (N°2026-0240269/PRO/PIDC) émanant du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français datée du 29 juin 2026, cette mesure de réciprocité fait suite à la notification envoyée le 26 juin 2026 par le ministère burkinabé des Affaires étrangères à l’ambassade de France à Ouagadougou. Par cette note (n° 2026-056/MAE/CAB), le Burkina Faso actait la rupture des relations diplomatiques à compter de cette même date.


La diplomatie française exige la fermeture immédiate de l’ambassade du Burkina Faso à Paris, du consulat général, ainsi que des consulats honoraires établis en France.


Les personnels accrédités au sein de ces structures disposent d’un délai de 7 jours à compter de la réception de la note verbale pour restituer leur titre de séjour spécial, régulariser la situation de leurs véhicules en série privilégiée et quitter définitivement le territoire national français.


Point de rupture irréversible 


Dans le document que nous avons consulté, les autorités françaises rappellent fermement à Ouagadougou l’obligation internationale qui incombe à chaque État concernant la sécurité des représentations. Paris cite explicitement l’article 45 de la Convention de Vienne de 1961 sur les relations diplomatiques, garantissant la protection des locaux, des biens et des archives des missions diplomatiques et l’article 27 de la Convention de Vienne de 1963 sur les relations consulaires, protégeant de la même manière les locaux et les archives consulaires.


Cette décision marque un point de rupture historique et une escalade majeure dans la dégradation des relations bilatérales entre Paris et Ouagadougou.


Par Oussouf DIAGOLA, à Paris (Confidentiel Afrique)

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Publié par

Harouna Fall

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