Prison - La fin des fouilles à nu…

mardi 11 août 2026 • 211 lectures • 0 commentaires

Actualité 8 heures Taille

Prison - La fin des fouilles à nu…

iGFM - (Dakar) L’Administration pénitentiaire sénégalaise met fin à la pratique de la fouille à nu des détenus lors de leur admission dans les établissements pénitentiaires. 

C’est une nouvelle mesure en faveur du respect de la dignité des détenus. L’Administration pénitentiaire sénégalaise dans une circulaire de la Direction générale de l’Administration pénitentiaire (DGAP) datée du 10 août 2026 a décidé de mettre un terme à la pratique consistant à déshabiller entièrement les personnes détenues lors de leur admission en prison.


Le Directeur général de l’Administration pénitentiaire rappelle que les fouilles restent indispensables pour prévenir l’introduction d’objets ou de produits interdits dans les établissements pénitentiaires.


Toutefois, certaines pratiques sont désormais considérées comme incompatibles avec le respect de la dignité humaine. La fouille à nu est notamment qualifiée d’« humiliante » et de « dégradante ».


La nouvelle directive prévoit plusieurs mesures pour encadrer les opérations de fouille. Les responsables des établissements devront notamment désigner un cadre chargé de superviser ces opérations et aménager des locaux ou des box individuels afin que les détenus puissent être fouillés séparément.


La circulaire précise également que les fouilles doivent être effectuées avec tact, sans brutalité et dans le respect de la dignité de la personne humaine. Elles doivent, par ailleurs, être réalisées par un agent pénitentiaire du même sexe que la personne fouillée et effectuer les fouilles en laissant aux personnes concernées leur culotte.


Cette décision ne signifie pas la fin des fouilles dans les prisons. La circulaire maintient leur caractère nécessaire pour des raisons de sécurité, mais entend mettre fin aux pratiques jugées attentatoires à la dignité des détenus.


À travers ces nouvelles directives, l’Administration pénitentiaire entend ainsi concilier les impératifs de sécurité avec le respect des droits humains au sein des établissements pénitentiaires sénégalais.


Oumou BOCOUM

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Publié par

Harouna Fall

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