La traque s’intensifie et les zones d’ombre persistent ...

lundi 13 avril 2026 • 478 lectures • 1 commentaires

Actualité 11 heures Taille

La traque s’intensifie et les zones d’ombre persistent ...

La pression monte, et les mailles du filet se resserrent. Dans l’affaire retentissante des retraits frauduleux estimés à 1 143 milliards de FCFA à UBA Sénégal, les enquêteurs accélèrent le tempo. Arrestations en cascade, tentatives de fuite avortées, révélations progressives : les fugitifs tombent un à un, laissant apparaître les contours d’un système d’une ampleur inédite.

Le tournant majeur reste l’interpellation à l’AIBD d’Alioune Thiam, présenté comme l’un des cerveaux présumés du réseau. Depuis, les opérations s’enchaînent. Hamidou Tanou Diallo a été arrêté à Keur Ayib, suivi de plusieurs autres profils, dont Ababacar Ndiaye, interpellé alors qu’il tentait de quitter le territoire. Plus récemment, le footballeur Bassirou Kane a été arrêté au poste frontalier de Karang, ajoutant une dimension inattendue à ce dossier tentaculaire.


Au fil des jours, une mécanique bien huilée se dessine : celle d’un réseau structuré, mêlant acteurs économiques, intermédiaires et profils atypiques. Mais à mesure que les figures tombent, une autre dynamique s’installe : celle du doute.


Plus les arrestations se multiplient, plus les questions surgissent.


Comment une somme aussi colossale, plus d’un milliard de FCFA, a-t-elle pu être soustraite dans une institution bancaire de premier plan ? Comment un tel système a-t-il pu fonctionner sans alerter plus tôt les dispositifs de contrôle internes ? La question de possibles complicités internes serait plus que légitime au rythme où vont les choses.


Au-delà du volet judiciaire, c’est aussi l’image même de la banque qui se retrouve sous pression. En effet, la filiale d’un groupe panafricain de premier plan, fondé par Tony Elumelu, UBA a longtemps cultivé une réputation de solidité et de rigueur. Aujourd’hui, cette crédibilité est mise à l’épreuve au Sénégal.


Dans l’opinion publique, beaucoup s'interrogent et l’affaire pourrait laisser des traces durables. La confiance, pilier fondamental du secteur bancaire, se fragilise dès lors que des failles, réelles ou supposées, apparaissent. En interne, on n'ose même pas imaginer la tension. Une source nous le confirme d'ailleurs : " De la Direction Générale aux services de communication, c'est un véritable branle-bas de combat pour contenir l’impact réputationnel et restaurer une image jusque-là perçue comme irréprochable ". Car, il faut le dire, dans ce type de crise, la bataille ne se joue pas uniquement sur le terrain judiciaire. Elle se joue aussi dans l’espace médiatique, dans la perception du public, et dans la capacité à démontrer transparence, maîtrise et responsabilité.


Une certitude s’impose : si les fugitifs continuent de tomber, l’affaire, elle, est loin d’avoir livré tous ses secrets. Et à mesure que l’enquête progresse, c’est toute une architecture financière, humaine et institutionnelle qui pourrait vaciller.

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Publié par

IGFM

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