Sénégal : les transporteurs projettent une grève de 72h à partir du 28 mars

samedi 28 février 2026 • 709 lectures • 0 commentaires

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Sénégal : les transporteurs projettent une grève de 72h à partir du 28 mars

iGFM – (Dakar) La Fédération des syndicats des transports routiers du Sénégal a officiellement annoncé un mot d’ordre de grève de 72 heures à compter du 28 mars prochain. Entre concurrence jugée déloyale et restrictions de circulation, les transporteurs montent au créneau pour dénoncer le mutisme des autorités.

Le bras de fer entre les transporteurs routiers et l’État sénégalais franchit un nouveau palier. Réunis en assemblée, les leaders syndicaux ont tranché,  à partir du 28 mars à minuit, aucun véhicule de transport ne devra circuler sur l’ensemble du territoire national.
 
​Fallou Samb, membre influent de la Fédération, a lancé un appel vibrant à tous les acteurs du secteur. Que ce soit les chauffeurs de taxis, les conducteurs de gros porteurs ou les véhicules de transport interurbain, le mot d’ordre est clair : « Garez les véhicules ».
 
​Cette mobilisation fait suite à l'expiration d'un préavis de grève resté sans réponse satisfaisante de la part du gouvernement. Les syndicats dénoncent notamment une « absence totale de concertation » sur des réformes qui impactent directement leur gagne-pain.
 
​Au cœur des revendications figure la concurrence des applications de transport internationales. ​« Nous sommes concurrencés par des plateformes venant de l’extérieur, bafouant toutes les lois et règlements de ce pays », fustige Fallou Samb.
 
​Le syndicaliste rappelle avec fermeté qu’au Sénégal, l’exercice du transport en commun est strictement réglementé et nécessite des licences spécifiques que ces nouveaux acteurs contourneraient, créant ainsi une situation d'injustice économique pour les nationaux.
 
​L'autre point de friction majeur concerne l'interdiction faite aux véhicules de type Toyota Hiace de circuler entre minuit et 5 heures du matin. Une mesure de sécurité routière que les transporteurs jugent discriminatoire et déconnectée de la réalité des chiffres. Les transporteurs contestent le lien direct entre ce modèle de véhicule et la mortalité routière. « L'État doit prendre conscience que nous sommes des citoyens sénégalais. Rien ne peut se faire sans nous », martèle M. Samb au micro d'iRadio.
 

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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