Vol de bijoux de 14 millions chez l'animatrice Eva Tra- le Parquet requiert 5 ans de prison ferme contre deux prévenus

vendredi 2 octobre 2026 • 163 lectures • 0 commentaires

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Vol de bijoux de 14 millions chez l\'animatrice Eva Tra- le Parquet requiert 5 ans de prison ferme contre deux prévenus

iGFM - (Dakar) Le Tribunal correctionnel de Dakar (formation des flagrants délits) a jugé, ce vendredi 2 octobre 2026, l'affaire du vol avec escroquerie portant sur les bijoux de la célèbre animatrice de la TFM, Awa Traoré dite « Eva Tra ». Les faits, survenus le 24 juillet dernier, portent sur un préjudice estimé à 14 millions de francs CFA.

À la barre, deux prévenus originaires de Taïba Niassène ont comparu : Mouhamed Coulibaly (40 ans, commerçant déjà condamné pour abus de confiance), poursuivi pour escroquerie, et Baye Guèye (41 ans, peintre), poursuivi pour recel.


Un stratagème d'escroquerie téléphonique sophistiqué


L'audience a permis de reconstituer le scénario d'usurpation d'identité et de manipulation mentale dont a été victime la famille de l'animatrice :


Usurpation d'identité de la Sonatel : Se faisant passer pour un agent de l'opérateur historique sur le téléphone fixe du domicile, l'escroc a dupé le jeune fils d'Eva Tra, B. W. Seck, lui prétextant une coupure de ligne.


Manœuvre d'isolement : Après avoir obtenu le numéro mobile du jeune garçon, les mis en cause ont saturé la ligne d'Eva Tra par 17 appels simultanés pour l'empêcher d'effectuer ou de recevoir toute vérification.


Fouille et remise des bijoux : Guidé à distance, l'enfant a été poussé à défoncer l'armoire de sa mère, rassembler les bijoux et les remettre à un chauffeur de taxi mandaté.


Éléments techniques contre volte-face des prévenus


Si les deux prévenus ont fermement contesté leur implication à la barre, l'accusation s'appuie sur des preuves matérielles et téléphoniques probantes :


Localisation IMEI : Les réquisitions téléphoniques ont permis de tracer le téléphone Motorola utilisé pour passer les appels depuis Taïba Niassène, répercutant l'usage du numéro personnel de Coulibaly et de celui de son épouse.


Rétractation à la barre : Baye Guèye, qui avait reconnu en enquête préliminaire avoir perçu 400 000 FCFA de commission après la revente de l'or en Gambie, s'est rétracté à la barre en prétextant des violences policières.


Réquisitions du Parquet : Soulignant les aveux circonstanciels et le tracé technique, le Procureur de la République a fustigé la mauvaise foi de deux récidivistes et requis 5 ans de prison ferme à l'encontre de chacun des prévenus.


Les demandes des parties civiles et plaidoiries de la défense


Les réclamations d'Eva Tra : Représentée par Mes Aboubacry Barro et Fatoumata Sall, la victime a réclamé 100 millions de FCFA de dommages et intérêts, ses conseils pointant l'action d'une bande organisée transfrontalière entre le Sénégal et la Gambie.


La Sonatel exige réparation : S'estimant victime d'une atteinte grave à son image et d'usurpation de fonction civile, la Sonatel (représentée par Me Moulaye Kane) s'est constituée partie civile et réclame 1 million de FCFA.


La défense plaide le doute : L'avocat de Mouhamed Coulibaly, Me Abdou Aziz Diop, a contesté la validité des réquisitions téléphoniques et soutenu que le téléphone incriminé avait été égaré, sollicitant la relaxe de son client au bénéfice du doute.


Le tribunal a mis l'affaire en délibéré et rendra sa décision le 9 octobre 2026.

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Publié par

Harouna Fall

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