Contrôle Parlementaire : Abdou Mbow conteste les commissions d’enquête cibrant le CESE et le HCCT et dénonce une « dérive grave
mercredi 14 octobre 2026 • 245 lectures • 0 commentaires
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iGFM - (Dakar) Le bras de fer judiciaire et politique autour des commissions d’enquête parlementaires prend une tournure de querelle constitutionnelle. Dans une déclaration transmise à la rédaction, le député de l'opposition Abdou Mbow a contesté la légalité des investigations annoncées par la majorité parlementaire sur la gestion d'autres institutions de la République, notamment le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) et le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT).
S'attaquant frontalement à la ligne fixée par le président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, le parlementaire dénonce une confusion entre le contrôle de l'action gouvernementale et l'audit financier des organes constitutionnels.
Une séparation des pouvoirs et des prérogatives piétinée ?
Pour Abdou Mbow, le périmètre constitutionnel de la représentation nationale est franchi :
Missions constitutionnelles strictes : Le député rappelle que l'Assemblée nationale « vote seule la loi », contrôle l'action du gouvernement, représente le peuple et évalue les politiques publiques, mais n'a pas pour vocation d'agir en cabinet d'audit.
Inviolabilité des institutions de la République : Soulignant que le CESE et le HCCT sont des organes créés par révision constitutionnelle, il s'interroge : « Comment une institution peut-elle aller fouiller au niveau d'autres institutions de la République ? ». Selon lui, une telle initiative heurte l'équilibre des pouvoirs et constitue une « dérive grave et sans précédent ».
Une charge directe contre Ousmane Sonko et la « politisation » des enquêtes
Abdou Mbow vise directement la conduite des travaux par le président de l'Assemblée nationale :
Mise en cause du président de l'Assemblée : Il reproche à Ousmane Sonko d'avoir annoncé des enquêtes sur les fonds spéciaux des institutions couvrant la période 2012–2026, transformant selon lui l'instrument de contrôle parlementaire en outil de pression politique.
Refus de la vindicte partisane : Martelant que « la République ne peut devenir le théâtre de votre volonté de règlements de comptes », le parlementaire exige le respect strict du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale (loi organique) qu'il refuse de voir « piétiné » pour des impératifs de surenchère politique.
Publié par
Harouna Fall
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