Enquête parlementaire : Le "show" d'Abdou Karim Fofana face au député Momar Ndao noyé sous une avalanche de chiffres et de faits

lundi 12 octobre 2026 • 956 lectures • 9 commentaires

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Enquête parlementaire : Le

iGFM - (Dakar) On s’attendait à un véritable rouleau compresseur parlementaire, ce fut une démonstration magistrale de maîtrise administrative et technique.

Auditionné par la Commission d’enquête parlementaire sur la gestion des deniers publics et des grands programmes d’État, l’ancien ministre du Commerce et porte-parole du gouvernement, Abdou Karim Fofana, par ailleurs, ancien Directeur général de l’Agence du Patrimoine Bâti de l’Etat, a littéralement renversé le rapport de force dans l’hémicycle face aux accusations de la majorité.


Face au député Momar Ndao, venu visiblement pour porter l’estocade sur le volet de la régulation et des attributions de marchés, Abdou Karim Fofana a transformé ce qui devait être un procès à charge en une véritable leçon de gouvernance et de procédure institutionnelle.


Une réplique millimétrée : Des chiffres d’acier face aux approximations


Dès les premières interpellations, la stratégie de la commission a chaviré. Là où le député Momar Ndao tentait de poser des questions à fort impact médiatique mais techniquement fragiles, l’ancien ministre a répliqué par une batterie d’arguments juridiques, de textes réglementaires et de données chiffrées d’une précision chirurgicale :


Clarté et limpidité des réponses : Textes d'application à l'appui, procédures de la chaîne de dépense disséquées article par article, Abdou Karim Fofana a démontré l’irréprochabilité de son passage au ministère, balayant d'un revers de main toute insinuation de mauvaise gestion.
Le député Momar Ndao à la peine : Dépassé par la réactivité et la densité technique des interventions de l'ex-ministre, le parlementaire s'est retrouvé à plusieurs reprises incapable de relancer ou de contredire les éléments probants présentés sur la table des auditions.
Une audition qui fragilise le « storytelling » de la majorité


Cette séquence publique, retransmise et largement commentée dans les états-majors politiques, illustre le risque d'effet boomerang de ces grands déballages parlementaires lorsque les personnes auditionnées maîtrisent parfaitement les rouages de l'État :


L'expérience de l'administration face au buzz politique : En démontant point par point les griefs soulevés, Karim Fofana a rappelé la frontière étanche entre le sensationnalisme politique et la réalité des procédures administratives de la République.
Un revers pour les accusateurs : Au lieu d'affaiblir l'ancien dignitaire de l'APR, cette audition à haut risque s'est transformée en une plateforme de réhabilitation technique, laissant les membres de la commission d'enquête sur la défensive et remettant en question la préparation des députés accusateurs.

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Publié par

Harouna Fall

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