Affaire Nourah Ba : Garde à vue à la DSC et enquête sur l'authenticité de ses papiers d'identité

lundi 12 octobre 2026 • 407 lectures • 1 commentaires

Actualité 10 heures Taille

Affaire Nourah Ba : Garde à vue à la DSC et enquête sur l\'authenticité de ses papiers d\'identité

iGFM - (Dakar) Nouveaux développements judiciaires autour des dérives observées sur les réseaux sociaux. Interpellée le vendredi 9 octobre 2026 par la Division Spéciale de Cybersécurité (DSC) pour des propos violant les bonnes mœurs et des injures à caractère communautaire ou identitaire, la créatrice de contenu Mariama Ba, alias Nourah Ba, a été auditionnée sous le régime de la garde à vue.

Selon les révélations du quotidien Libération, la mise en cause a reconnu une partie des faits tout en invoquant l'usage de l'intelligence artificielle par des tiers pour justifier d'autres publications.


Une ligne de défense basée sur la riposte et la dénégation par l'IA


Confrontée par les enquêteurs de la DSC aux publications litigieuses à l'origine de son arrestation, Nourah Ba a apporté ses explications :


Réplique aux partisans politiques : Sur une première vidéo injurieuse, elle a admis être l'auteure des propos, affirmant avoir réagi sous le coup de l'énervement aux attaques d'internautes qu'elle identifie comme des sympathisants du député Tahirou Sarr.


Mise au point sur la cible des injures : Interrogée sur la formule « Sen président » assortie d'insultes, elle a soutenu devant les plaignants et policiers qu'elle ciblait « le président Tahirou Sarr » (mouvement Les Nationalistes) et non le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye.


La thèse de la falsification par l'IA : Concernant une seconde publication comportant des insultes visant la collectivité nationale sénégalaise, elle en a nié l'authenticité, prétendant que ses propos ou son image avaient été manipulés à l'aide d'outils d'intelligence artificielle.


Excuses publiques : Elle a finalement exprimé des regrets, présentant ses excuses « à tous ceux qui se sont sentis heurtés » par ses déclarations.


Le Parquet ordonne un contrôle d'état civil et de nationalité


Au-delà du volet infractionnel sur Internet, le Procureur de la République a élargi le périmètre des investigations aux documents administratifs et à l'identité de la mise en cause :


Vérifications d'état civil : Des réquisitions ont été adressées à la mairie de Nguidilé (région de Louga), lieu déclaré de sa naissance, pour vérifier la régularité de son extrait d'acte de naissance.


Audit des titres de voyage à la DAF : La Direction de l'Automatisation du Fichier (DAF) a également été saisie par les autorités judiciaires pour passer au criblage les conditions d'obtention de sa Carte Nationale d'Identité (CNI) et de son passeport sénégalais.

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Publié par

Harouna Fall

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