Gouvernance locale : L’UCAD et le Ministère de l’Urbanisme co-construisent les nouveaux outils de mesure de la viabilité

lundi 20 avril 2026 • 29 lectures • 0 commentaires

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 Gouvernance locale : L’UCAD et le Ministère de l’Urbanisme co-construisent les nouveaux outils de mesure de la viabilité

iGFM - (Dakar) Ce lundi 20 avril 2026, la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) de l’UCAD a été le théâtre d’un dialogue stratégique entre la communauté scientifique et l’État. Au cœur des échanges : la validation de deux nouveaux outils majeurs, l’ICDT et l’ICVT, destinés à révolutionner le pilotage des politiques publiques au Sénégal.

Dans un contexte où la décentralisation et l’aménagement du territoire constituent des piliers de l’Agenda national Sénégal 2050, le Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires a choisi le temple du savoir pour éprouver ses nouveaux instruments de mesure.


Deux indices pour une vision scientifique des territoires



L’atelier scientifique visait à valider le cadre conceptuel et la méthodologie de deux indicateurs innovants : L’Indice Composite de Dynamique Territoriale (ICDT) : pour analyser les mutations et les forces de croissance des terroirs. L’Indice Composite de Viabilité Territoriale (ICVT) : pour mesurer la résilience et la capacité des territoires à offrir un cadre de vie durable.


Le Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop, le Pr. Alioune Badara Kandji, et le Ministre Balla Moussa Fofana ont tour à tour salué cette démarche. Pour les deux autorités, il s’agit de doter les décideurs d’outils « robustes » permettant de passer d’une planification intuitive à une planification basée sur des données probantes et une rigueur méthodologique.


Un format académique pour une validité théorique



Loin des simples cérémonies protocolaires, la rencontre a adopté un format rigoureux : communications scientifiques, panels de discussion et plénières. Ce dispositif a permis aux universitaires, étudiants et experts du ministère de confronter leurs visions sur la validité théorique des indicateurs.


Les échanges ont porté sur : La pertinence des variables choisies. La pondération des indicateurs au sein des indices composites. L’adaptabilité de ces outils aux spécificités locales des collectivités territoriales sénégalaises.


Une démarche novatrice saluée



L’audience, composée également de partenaires au développement, a salué le caractère précurseur de cette collaboration. En soumettant ses outils à la critique universitaire, le Ministère s’assure d’une transparence et d’une efficacité accrues dans l’évaluation des politiques territoriales.


L’atelier s’est achevé sur une série de recommandations techniques visant à affiner la portée des deux indices avant leur déploiement opérationnel. Cette synergie entre « la plume et l’action » confirme la volonté du Sénégal de piloter son développement territorial avec une précision chirurgicale, garantissant ainsi une meilleure justice sociale entre les régions.


 

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Publié par

Harouna Fall

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