ONU: Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a conquis la tribune mondiale
jeudi 24 septembre 2026 • 107 lectures • 1 commentaires
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iGFM - (Dakar) La prise de parole du Président Bassirou Diomaye Faye ce jeudi 24 septembre à la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale de l’organisation des Nations unies à New York marque un tournant.
Non pas seulement parce qu’il y parlait en chef d’État du Sénégal, mais parce qu’il y montait – pour la première fois – avec une voix décuplée : celle de quinze pays, celle d’une région entière, en sa qualité de président en exercice de la Cédéao. Un changement de stature qui, à lui seul, raconte une ascension.
Le thème de cette session – «Rétablir la confiance, gérer la transformation : des Nations unies au service de tous» – semblait presque écrit pour lui. Car depuis son élection en 2024, le président Bassirou Diomaye Faye n’a eu de cesse de faire de la restauration de la confiance le fil conducteur de son action : confiance dans les comptes publics, tentations de redressements même douloureux ; confiance dans les institutions, qu’il fait passer avant les hommes ; confiance dans le multilatéralisme, qu’il défend comme le seul cadre digne des grands défis collectifs.
Oral réussi et révélateur
Ce qui frappe, en l’écoutant évoluer à la tribune, c’est la maîtrise. On se souvient du président des premiers mois, sincère mais encore balbutiant dans l’exercice protocolaire. Deux ans plus tard, la gestuelle s’est apaisée, le regard s’est affermi, la voix trouve ses silences. Il a évolué. Il apprend vite et écoute beaucoup – et cela se voit.
Le plaidoyer n’est plus un réquisitoire d’opposant; il est devenu une démonstration d’État, consistante, structurée, portée par une conviction tranquille qui n’a pas besoin de hausser le ton pour imposer le respect.
Sur le fond, l’homme a su donner à son passage à New York une architecture remarquable. En marge de l’Assemblée, il a multiplié les entretiens à enjeux avec le président français Emmanuel Macron, avec le président du Conseil européen António Costa, avec son homologue burundais Evariste Ndayishimiye à la tête de l’Union africaine, avec le président somalien Hassan Sheikh Mohamoud.
Autant de rendez-vous où il a porté un seul et même message : le Sahel n’est pas un espace abandonné, la lutte contre le terrorisme est un combat commun, et l’Afrique ne demande pas la charité, elle propose la coopération. À la réunion de haut niveau sur le Pacte pour l’avenir, c’est un plaidoyer pour un multilatéralisme rénové qu’il a livré au nom de la Cédéao, sur le financement du développement, la transition numérique et la paix.
Il y a plus qu’une performance oratoire dans ce discours : il y a une affirmation de leadership continental. Le Sénégal, qui a réussi en 2024 une alternance démocratique saluée dans un sous-continent secoué par les ruptures institutionnelles, offre aujourd’hui à l’Afrique de l’Ouest une voix crédible, stable et audacieuse. Placer un pays de cette trempe à la tête de la Cédéao, puis l’entendre parler au monde entier, c’est toute l’architecture communautaire qui se réconcilie avec elle-même.
À l’épreuve des déluges sur fond de vision réformatrice
Et puis il y a ce geste, discret mais lourd de sens : soutenir, y compris dans les couloirs feutrés de la diplomatie onusienne où tout se joue, la candidature africaine à la succession d’António Guterres. Servir ainsi la cause du continent au-delà de ses propres frontières, c’est la marque des grands présidents : savoir que l’on ne représente pas seulement un pays, mais une histoire et un avenir.
“Excellentissime”, soupire-t-on dans les rangs de sa délégation. Le mot n’est pas trop fort. Car le président Bassirou Diomaye Faye a fait ce que font les grands orateurs à la tribune de l’ONU: il n’a pas seulement parlé du Sénégal ou de l’Afrique, il a parlé au monde, pour le monde, avec la dignité de celui qui sait d’où il vient et la sérénité de celui qui sait où il va. Beaucoup d’efforts ont été faits, et ils portent leurs fruits: dans la gestuelle assurée, dans la consistance du plaidoyer, dans cette évidence désormais partagée.
Par Chérif Ismael AÏDARA (Confidentiel Afrique)
Publié par
Harouna Fall
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