An 1 de sa libération : Mansour Faye brise le silence et pilonne le régime Pastef

vendredi 25 septembre 2026 • 595 lectures • 1 commentaires

Actualité 8 heures Taille

An 1 de sa libération : Mansour Faye brise le silence et pilonne le régime Pastef

iGFM - (Dakar) Un an jour pour jour après avoir franchi les portes de la prison de Rebeuss, le maire de Saint-Louis et ancien ministre, Amadou Mansour Faye, a publié un texte au vitriol sur sa page facebook. Entre souvenirs douloureux de ses 122 nuits de cellule, pardon calculé et réquisitoire socio-économique sévère, l’édile de Saint-Louis signe un retour politique fracassant. 

« Je me souviens. Je pardonne. Mais je n’oublie pas. » C'est par cette formule répétée comme un mantra que l’ancien ministre du Développement communautaire a choisi de marquer l'an un de son élargissement des geôles de Rebeuss, survenu le 25 septembre 2025. Placé sous mandat de dépôt en mai 2025 par la Haute Cour de Justice dans le cadre de l’enquête sur les fonds liés au Covid-19, Mansour Faye n'a rien perdu de sa combativité politique.
 
Le spectre d'une « cabale politique »



Dans cette tribune commémorative, le maire de Saint-Louis qualifie sans détour ses quatre mois passés derrière les barreaux d'« odieuse manipulation politique ». S'estimant condamné par l'opinion publique avant même d'avoir pu faire valoir ses arguments juridiques, il cible directement les tenants actuels du pouvoir qu'il affuble de sobriquets particulièrement incisifs, évoquant le « Gourou de la secte Pastef » et ses lieutenants.



Tout en se défendant de nourrir un projet de vengeance — « je ne veux pas faire de la haine un projet de vie » —, l’édile a tenu à adresser un message de solidarité fraternelle à ses anciens compagnons de la chambre 35 et du secteur 5, citant nommément Dan Sarr et Bandiacky, dont il réclame la clarification rapide du statut.
 
Un réquisitoire social et une alerte sur l'électricité



Au-delà de sa situation personnelle, Mansour Faye déplace le débat sur le terrain de la gouvernance économique. Un an après l'installation des nouvelles autorités et à la suite de la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre, le diagnostic posé par le maire de Ndar est sans concession : cherté de la vie, détresse du monde agricole, chômage endémique des jeunes.
L'ancien ministre se montre particulièrement alarmiste concernant la crise énergétique nationale. Évoquant la lassitude des ménages sénégalais face aux coupures intempestives, il lance une mise en garde solennelle : « Les risques d’émeutes de l’électricité sont à prendre au premier degré ». Pour lui, l'argument du manque de ressources brandi par l'exécutif est « sidérant » et ne saurait masquer l'urgence sociale du présent au profit de projections électorales lointaines axées vers 2029.
 
Cap vers la confrontation politique



En concluant sa tribune par un tranchant « Le Pastef et ses reliques vont dégager… », Mansour Faye annonce clairement la couleur. Libéré de ses entraves carcérales et renforcé par les récentes décisions de la Cour suprême qui ont annulé ses restrictions de déplacement en début d'année, l'appareil politique du maire de Saint-Louis est désormais en ordre de marche. Ce texte marque, à n'en pas douter, l'ouverture d'un nouveau chapitre d'affrontements politiques directs entre la municipalité de Saint-Louis et le pouvoir central.



Synthèse par El Hadji Tall 

Cet article a été ouvert 595 fois.

Publié par

Harouna Fall

editor

1 Commentaires

Je m'appelle

Téléchargez notre application sur iOS et Android

Contactez-nous !

Service commercial