Assemblée nationale : l'Installation de Sonko est une «journée noire pour la démocratie», selon Abdou Mbow

mardi 26 mai 2026 • 366 lectures • 0 commentaires

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Assemblée nationale : l\'Installation de Sonko est une «journée noire pour la démocratie», selon Abdou Mbow

iGFM – (Dakar) Le député Abdou Mbow a vivement contesté, ce mardi, l’installation de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, qualifiant la procédure d’« illégale » et annonçant le boycott de la séance par les non-inscrits et le groupe Takku Wallu.

Face à la presse, le parlementaire a affirmé que son camp avait décidé de ne pas participer à ce qu’il considère comme une « mascarade », estimant que l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale constitue une violation de la Constitution, du Code électoral et du règlement intérieur de l’institution parlementaire.
 
Selon Abdou Mbow, plusieurs dispositions juridiques empêchent le leader du PASTEF d’exercer les fonctions de député. Il a notamment cité l’article 54 de la Constitution, l’article 175 du Code électoral ainsi que les articles 124 et 132 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
 
« De manière constitutionnelle, mais aussi par rapport aux lois et règlements de notre pays, Monsieur Ousmane Sonko ne peut pas être député de la République du Sénégal », a-t-il déclaré.
 
Le député a également dénoncé la convocation de la séance parlementaire, qu’il juge « illégale », tout en affirmant que l’opposition avait tenu à être présente « devant l’opinion nationale et internationale » afin de dénoncer ce qu’elle considère comme un « scandale institutionnel ».
 
Au cours de son intervention, Abdou Mbow a accusé le premier vice-président de l’Assemblée nationale de ne pas avoir respecté le règlement intérieur en laissant se dérouler des manifestations bruyantes dans l’hémicycle. Il a décrit une Assemblée nationale « transformée en foire » et en « meeting politique ».
 
Dans un ton particulièrement critique, il a estimé que la personne installée à la tête de l’Assemblée nationale « n’est rien d’autre qu’un sous-préfet nommé par le Pastef ».


Le parlementaire a par ailleurs alerté sur ce qu’il considère comme une menace pour les institutions sénégalaises. Selon lui, cette situation marque « une journée noire pour la démocratie sénégalaise » et participe à une « déstructuration » des institutions de la République.


Abdou Mbow a enfin appelé les Sénégalais « à prendre leurs responsabilités » face à ce qu’il qualifie de « forcing politique », tout en interpellant le président de la République sur les conséquences institutionnelles d’une telle situation.

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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