Crises en Afrique de l'Ouest : la stabilité au bout de l’engagement

jeudi 15 octobre 2026 • 128 lectures • 0 commentaires

Actualité 4 heures Taille

Crises en Afrique de l\'Ouest : la stabilité au bout de l’engagement

iGFM - (Dakar) En marge de la 89e Session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP), la Fondation Konrad Adenauer a organisé, hier, un dialogue régional et national s'est ouvert sur le thème : « De la fragilité à la résilience : gouvernance démocratique et protection des droits de l’homme en Afrique de l’Ouest ».

La rencontre, qui a réuni des experts des Nations Unies et de la CADHP, des INDH, des OSC et  experts en politiques publiques et des acteurs politiques du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Libéria, de la Sierra Leone et du Togo et du  Sénégal, a pour objet de repenser les mécanismes de stabilité et tracer la voie d’une résilience démocratique durable.



Entre persistance de la menace sécuritaire au Sahel, ruptures institutionnelles et recompositions géopolitiques majeures, l’Afrique de l’Ouest traverse une zone de turbulences inédite. Alors que les réponses exclusivement militaires montrent leurs limites, les regards se tournent désormais vers la redéfinition des partenariats régionaux et l'action citoyenne. C’est dans ce sillage que s’inscrit le dialogue régional et national qui s’est ouvert sur le thème : « De la fragilité à la résilience : gouvernance démocratique et protection des droits de l’homme en Afrique de l’Ouest ». 
Les experts ont dressé un état des lieux partagé des défis de gouvernance et de droits de l’homme en Afrique de l’Ouest et identifié les réponses concertées que peuvent y apporter les mécanismes des Nations Unies et de la CADHP. 


Dr Stefanie BRINKEL, Représentante résidente et Directrice Dialogue Politique en Afrique de l’Ouest a déclaré que la résilience ne se mesure pas à l’absence de crises, mais à ce qui tient quand la crise arrive. « Une démocratie résiliente, c’est une démocratie où, au cœur d’une élection contestée ou d’une transition, une institution nationale des droits de l’homme peut encore enquêter, un médiateur peut encore être entendu, et un citoyen peut encore saisir un juge. Ces institutions ne sont pas des ornements : ce sont des amortisseurs », a-t-elle déclaré.


Avant d’ajouter : « les violations des droits de l’homme sont presque toujours le premier signal d’une crise de gouvernance, pour ne pas dire la source principale. Les restrictions de l’espace civique, les arrestations d’opposants ou de journalistes précèdent souvent l’instabilité. »


Ce n’est pas tout. Elle a précisé que les mécanismes régionaux et internationaux ne remplacent pas les acteurs nationaux, ils les prolongent. « Une communication à la Commission africaine ou un appel urgent aux Procédures spéciales n’a d’effet que s’il s’appuie sur une documentation solide au niveau national, et s’il trouve, en retour, des interlocuteurs prêts à agir », a-t-elle fait savoir. « La force de la Feuille de route d’Addis-Abeba se jouera dans cette chaîne, du terrain jusqu’à Banjul et Genève, et retour », insiste-t-elle.


A son avis, pour sortir des crises en Afrique, le moment de passer du constat à l’engagement. « Je vous propose un défi simple : que chacun reparte de cet après-midi avec un engagement concret qu’il pourra mettre en œuvre dans son pays, au sein de son institution ou de son organisation. C’est ainsi que cette série d’événements laissera une trace au-delà de Dakar », recommande-t-elle.

Cet article a été ouvert 128 fois.

Publié par

Harouna Fall

editor

Soyez le premier à commenter

Je m'appelle

Téléchargez notre application sur iOS et Android

Contactez-nous !

Service commercial