Diomaye Faye à Wade : «Vous nous avez appris à ne jamais désespérer du Sénégal »

jeudi 4 juin 2026 • 323 lectures • 0 commentaires

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Diomaye Faye à Wade : «Vous nous avez appris à ne jamais désespérer du Sénégal »

iGFM – (Dakar) Ce 4 juin au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Rose, le Président Bassirou Diomaye Faye a présidé la cérémonie du centenaire d’Abdoulaye Wade. Dans un discours solennel, il a rendu hommage à « un siècle de vie » tout en livrant trois leçons politiques fortes à l’adresse de la Nation, surtout de la jeunesse.

Diomaye Faye a rappelé les 26 ans d’opposition de Wade, marqué par 4 défaites présidentielles avant la victoire de 2000. « Faire de la patience une forme haute du courage, car il est plus difficile d’attendre sans faiblir que de céder à l’emportement d’un jour ». Un message direct à une jeunesse pressée : « rien de durable ne naît dans la précipitation ».


Le respect de l’adversaire, pas de l’ennemi 
Revenant sur l’alternance de 2000, le Président a salué le geste d’Abdou Diouf reconnaissant sa défaite et celui de Wade qui l’a reçu « sans esprit de revanche ». « L’adversaire d’aujourd’hui n’est pas un ennemi. C’est un compatriote… On peut s’opposer sans se déchirer, et se succéder sans se détruire ». Une mise en garde contre les querelles qui « déchirent le pays qui nous est commun ».


La primauté de la Nation et du continent 
Diomaye a célébré Wade bâtisseur et intellectuel : de William Ponty au NEPAD, en passant par les universités, le Grand Théâtre et le Musée des Civilisations Noires. Il a retenu son « refus du misérabilisme » : « la rareté des moyens n’excuse jamais la pauvreté des ambitions ». Et martelé : « la fidélité à son parti sans sacrifier la primauté de la patrie ».


Clôturant sur une note personnelle, le Chef de l’État s’est confié à son aîné : « Aux heures où la fonction est la plus solitaire, il est des présences anciennes vers lesquelles l’esprit se tourne : la vôtre est assurément de celles-là… Vous m’avez appris qu’on peut tenir bon sans se durcir, et continuer d’aimer profondément un pays qui parfois vous éprouve ».


« Monsieur le Président, vivez encore longtemps parmi nous. Le Sénégal n’a pas fini d’apprendre de vous », a conclu Diomaye Faye, avant un « Jërëjëf ! Gacce ngalama ! » au centenaire.

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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