Exclusif / Réseau de lesbiennes démantelé : Jalouses, vidéos intimes et aveux crus... Tous les secrets du rapport du CLCN !

jeudi 30 juillet 2026 • 258 lectures • 0 commentaires

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Exclusif / Réseau de lesbiennes démantelé : Jalouses, vidéos intimes et aveux crus... Tous les secrets du rapport du CLCN !

iGFM - (Dakar) Une banale affaire de jalousie et d’injures par WhatsApp a conduit les hommes de la Brigade de Recherches (BR) de Keur Massar sur la piste d’une bande de huit filles s’adonnant à des actes contre nature. Entre aveux crus, dénégations farouches, appartements meublés et traque technologique du Centre de Lutte contre la Criminalité Numérique (CLCN), Seneweb lève le voile sur les détails de cette affaire de lesbiennes.

​Les huit femmes membres du réseau ont été déférées hier devant le procureur Saliou Dicko pour association de malfaiteurs, acte contre nature, injures et menaces par le moyen d’un système informatique au préjudice de la dame Adji Matam Diop. Selon les informations exclusives de Seneweb, le parquet a procédé à l’ouverture d’une information judiciaire. Et, dans son réquisitoire introductif, le ministère public a requis le mandat de dépôt contre toutes les dames. Le dossier est confié au juge du deuxième cabinet. Le chef du parquet a visé les chefs d’inculpation d’association de malfaiteurs, détention et distribution d’images ou d'écrits contraires aux bonnes mœurs, injures publiques commises par le biais d’un système informatique, menaces de mort sans ordre ou condition, menaces de violence et voies de fait, acte contre nature, proxénétisme, offre ou cession de drogue, excitation de mineurs à la débauche, détournement de mineurs et défaut de carnet sanitaire.


​Retour sur les faits
​Le démantèlement de ce réseau de lesbiennes s’est joué le 24 juillet 2026. Ce jour-là, la dame Adji Matam Diop se présente dans les locaux de la Brigade de Recherches de Keur Massar. Elle porte plainte pour des injures et des menaces de mort qu’elle reçoit sur son téléphone portable. Au bout du fil, une voix féminine l’abreuve d’insanités, la traite de « prostituée » et menace de s’en prendre à son enfant. La plaignante ignorait qu’elle venait d’ouvrir la boîte de Pandore d’une tentaculaire affaire de lesbiennes.


​En tirant sur le fil des investigations, l’Adjudant-Chef El Hadji Abdou Aziz Gning et ses hommes découvrent le pot aux roses. Les insultes proviennent de la nommée Fatou Mar, alias Feuz. Pourquoi s’en prendre à la plaignante ? Par pure jalousie lesbienne. En réalité, la ménagère de la plaignante, Mame Diarra Fall, entretenait une relation amoureuse secrète avec Fatou Mar depuis plus d’un an.


Soupçonnant sa partenaire de profiter de sa liberté pour courtiser une autre fille et entretenir des rapports sexuels sous le toit de sa patronne, Fatou Mar a débarqué au domicile de cette dernière pour agresser sa copine.


​C’est après cette violente altercation qu’elle a récupéré le numéro de la patronne pour la menacer, criant à qui veut l’entendre qu’elle « n’a peur ni de la police, ni du procureur ».


​Ce que cachaient les téléphones
​Conduites au poste et placées en garde à vue, Fatou Mar et sa compagne Mame Diarra Fall voient leurs téléphones portables saisis pour les besoins de l’enquête. Requis pour une expertise approfondie, le Centre de Lutte contre la Criminalité Numérique (CLCN) va faire parler les puces électroniques. Le rapport technique n°130 du 26 juillet 2026 est accablant !


​Concernant le cellulaire de marque Tecno Pop 8 appartenant à Fatou Mar, alias Feuz, l’analyse a permis d’isoler deux comptes WhatsApp. Les extractions de données révèlent la face cachée du réseau.


Un échange avec une certaine Dija Bb, âgée de 20 ans, daté du 24 juillet, montre la panique de Feuz. Elle y confie sa terreur de voir des vidéos intimes d’elle diffusées sur le web, expliquant que son ex-compagne, Maguette, en a déjà été victime. Elle admet détenir des vidéos sexuelles similaires tournées le mois précédent avec cette même Maguette. Le 13 juin, dans une discussion intime avec Mame Diarra Fall, Fatou Mar exprime sans détour des désirs charnels, évoquant « ses lèvres, ses caresses et son parfum ».


​Les pandores ont intercepté des conversations hautement affectueuses avec Marème Sarr où les deux femmes s’interpellaient mutuellement par des qualificatifs conjugaux. Une autre discussion avec « Coura Appel » confirme une relation sexuelle passée et le souhait de remettre ça pour une nuit, agrémentée de stickers pornographiques, malgré l’activation de messages éphémères destinés à effacer les traces.


​Crises de jalousie et menaces de mort sur TikTok
​Le Tecno Spark de Mame Diarra Fall, alias Boussy, 23 ans, a lui aussi livré son lot de preuves numériques. Le 19 juillet 2026, les messages montrent Feuz tentant désespérément de reconquérir Boussy. Mais cette dernière refuse en bloc, invoquant une infidélité passée qu’elle ne peut pardonner,


tandis que son interlocutrice la supplie en disant qu’elle ne supporte pas de la voir avec une autre femme.


​Plus surprenant, un échange du 14 juillet avec une dame de 58 ans, Seynabou Thiaw, alias Mamy, révèle que cette dernière demandait à Boussy de la mettre en relation avec une jeune fille pour en faire sa « copine ». Face au refus de Mame Diarra, la quinquagénaire l’a abreuvée d’injures, la traitant de femme méchante.


​L’extraction de son compte TikTok révèle une violente dispute datée du 6 mai 2026 avec le compte « Eva keeper16 ». L’interlocutrice y proférait des menaces de mort et des insultes pour exiger que Mame Diarra rompe immédiatement avec une certaine Awa Ba. Un mois plus tard, la même personne revenait pourtant aux nouvelles pour s’enquérir de sa santé.


​Ce que les femmes ont dit aux enquêteurs
​Devant les enquêteurs de la Brigade de Recherches, les interrogatoires ont été intenses. Si certaines filles ont choisi de déballer leur quotidien intime sans détour, d’autres ont farouchement nié l’évidence des preuves techniques.


​Fatou MAR, le cœur du réseau : Aveux crus et initiation depuis 2023


​Loin de se démonter, Fatou Mar, alias Feuz, passe immédiatement aux aveux. Elle reconnaît être l’auteure des injures téléphoniques contre la plaignante et dévoile son parcours dans le milieu du lesbianisme entre Dakar et Thiès. Devant les gendarmes, elle raconte sans tabou que sa première partenaire sexuelle s’appelait M. K., une fille qui vit aujourd’hui à l’étranger, et que leur histoire remonte à 2023. Elle explique ensuite avoir partagé la vie de Maguette Sy à Thiès et de Diarra Fall à Dakar.


Poussée dans ses déclarations, elle détaille le déroulement de leurs moments intimes dans sa chambre. Elles se suçaient mutuellement les seins. Puis, après la séance de flirt, elles se pénétraient avec les doigts et, ensuite, se faisaient des cunnilingus. C'est ce qu’elle a partagé avec ses trois partenaires et quelques filles de passage.


​Mame Diarra Fall, l’amante jalouse : Séduite sur TikTok


​La jeune femme Mame Diarra Guèye, dite Boussy, a elle aussi reconnu les faits. Elle explique avoir fait la connaissance de Fatou Mar via le réseau social TikTok il y a près d’une année. Après un premier message de salutation, Mame Diarra l’a invitée à une sortie à la plage de Guédiawaye, où Fatou Mar lui a déclaré sa flamme. D’abord réticente, elle avoue avoir fini par céder face à l’insistance de ses messages d’amour « doux et agréables ». Elle confirme qu’elles se voyaient régulièrement chez l’une ou chez l’autre pour entretenir des rapports sexuels à de multiples occasions.


​Marème Sarr : Le lesbianisme de nécessité


​Son témoignage est l’un des plus poignants du dossier. Marème Sarr admet avoir appartenu au milieu lesbien après l’emprisonnement de son propre mari, expliquant qu’elle y était entrée uniquement « pour satisfaire ses besoins ». Elle affirme cependant avoir quitté ce milieu depuis 2023 grâce aux conseils de son ex-compagne, une certaine F. G., alias « Peusi ». Elle précise qu’au sein de leur ancien couple, les rôles étaient bien définis. C’est elle-même qui tenait le rôle de la femme, tandis que F. G. jouait celui de l’homme. Durant toute sa garde à vue, elle a gardé auprès d’elle son bébé de 7 mois pour pouvoir l’allaiter.


​Mame Diarra Guèye et Madjiguène Ndiaye (Mathiou) : La stratégie du déni farouche


​Malgré la fouille de leurs téléphones qui a mis au jour des messages d’amour, des images obscènes et des preuves de cohabitation intime, les deux suspectes interpellées à Rufisque se barricadent dans le déni. Mame Diarra Guèye jure qu’elle n’est pas lesbienne. Elle explique connaître Fatou Mar pour avoir simplement tenté de régler une dispute téléphonique et affirme que l’appartement meublé où elles logent est payé par son fiancé. Elle admet héberger Madjiguène Ndiaye, alias Mathiou, mais uniquement parce que la mère de cette dernière la lui a confiée.


​De son côté, Mathiou, pourtant déjà arrêtée par le passé pour des faits de mœurs similaires, nie elle aussi en bloc les faits. Interrogée sur les rumeurs de leur couple, elle concède : « Compte tenu de mon comportement, certaines personnes le remarquent. Je reconnais une certaine complicité avec elle, mais rien ne nous lie sur le plan amoureux », dit-elle.


​Asta Mbengue, Anta Diop et Mariama Mballo : La version de la sortie entre filles


​Pour les trois dernières interpellées, la détention est une totale incompréhension. Asta Mbengue et Anta Diop racontent qu’elles avaient simplement organisé une sortie nocturne entre amies dans une auberge située à Sendou, réunissant cinq personnes dont « Mathiou » et Fama Camara. C’est à leur retour, le lendemain vers midi, qu’elles ont vu débarquer les éléments de la Brigade de Keur Massar. Quant à Mariama Mballo, originaire de Mbour, elle affirme être tombée des nues. Invitée par sa copine Anta Diop pour aller à la plage à Sendou, elle a ensuite accepté de les accompagner à Dakar pour un séjour de 48 heures. C’est à peine arrivée dans l’appartement qu’elle a été cueillie par les gendarmes. Devant les enquêteurs, elle répète en boucle qu’elle ignore véritablement ce qui leur est reproché.


​Les résultats des tests VIH
​Soumises à des tests de dépistage du VIH au cours de leur détention, les huit mises en cause ont toutes été testées négatives. Cela n’a pas suffi à attendrir le parquet. Visées pour des indices graves et concordants d’association de malfaiteurs, d’actes contre nature, d’injures et de menaces par le biais d’un système informatique.

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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