Gestion de La Poste : Le Syndicat des Travailleurs (SNTPT) interpelle le Ministre et dénonce un « pilotage à vue »

jeudi 5 mars 2026 • 356 lectures • 0 commentaires

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Gestion de La Poste : Le Syndicat des Travailleurs (SNTPT) interpelle le Ministre et dénonce un « pilotage à vue »

iGFM - (Dakar) À la suite des échanges houleux à l'Assemblée nationale ce mardi 3 mars 2026, le Syndicat National des Travailleurs des Postes et Télécommunications (SNTPT) est sorti de son silence. Par la voix de son Secrétaire général, Ibrahima Sarr, le syndicat fustige les réponses du Ministre de la Communication, les jugeant « évasives » et déconnectées des réalités alarmantes de l'institution.

À la suite des échanges houleux à l'Assemblée nationale ce mardi 3 mars 2026, le Syndicat National des Travailleurs des Postes et Télécommunications (SNTPT) est sorti de son silence. Par la voix de son Secrétaire général, Ibrahima Sarr, le syndicat fustige les réponses du Ministre de la Communication, les jugeant « évasives » et déconnectées des réalités alarmantes de l'institution.


Un rendez-vous manqué avec la transparence



L'heure était aux comptes ce mardi lors du vote de la loi sur le Conseil National de la Régulation des Médias. Interpellé par le député Guy Marius Sagna sur l'avenir de La Poste, le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique semble avoir opté pour la rhétorique plutôt que pour les chiffres.


Pour le SNTPT, le constat est sans appel : les quinze recommandations du Conseil interministériel, censées être appliquées au 31 décembre 2025, sont restées lettre morte. « Nous vous mettons au défi de citer une seule réalisation effective », lance Ibrahima Sarr à l'endroit du Ministre.


Gouvernance : Le "Jub, Jubal, Jubunti" à l'épreuve des faits



Le syndicat pointe du doigt un contraste saisissant entre les principes de sobriété affichés par le gouvernement et la gestion du Directeur général de La Poste. Les griefs sont précis :


Privilèges cumulés : Le DG bénéficierait d'une indemnité forfaitaire de transport tout en disposant d'un véhicule de fonction.



Dépenses somptuaires : Plus de 50 millions de FCFA auraient été investis dans la réfection de sa villa de fonction, alors que de nombreux centres d'exploitation à travers le pays sont paralysés par manque de moyens.



« Lorsque les réponses font défaut, la retenue demeure parfois la posture la plus responsable », martèle le Secrétaire général du SNTPT.



Le Plan de Départs Négociés (PDN) au cœur de la tempête



C'est sans doute le dossier le plus explosif. Le plan de départs négociés, censé dégraisser les effectifs de manière stratégique, est jugé opaque et potentiellement illégal par les représentants des travailleurs.


Le syndicat dénonce l'absence de bilan de compétences préalable et souligne des anomalies graves : le départ d'informaticiens alors que l'entreprise est en sous-effectif technique, et celui de comptables dont les dossiers ne seraient pas encore apurés. Plus grave encore, le SNTPT affirme que le protocole a été modifié unilatéralement par la Direction, sans l'aval du Conseil d’Administration, menant l'affaire devant les tribunaux.


Une rupture de dialogue



Alors que le Ministre affirme maintenir la concertation, le SNTPT dément formellement être impliqué dans les discussions actuelles sur le plan stratégique. Pour les travailleurs, l'urgence n'est plus à la communication politique, mais à une restructuration rigoureuse fondée sur la transparence.


L'avenir de La Poste semble aujourd'hui suspendu à une question : le ministère saura-t-il passer de l'émotion à l'action concrète avant que l'outil postal ne s'effondre totalement ?


Un rendez-vous manqué avec la transparence



L'heure était aux comptes ce mardi lors du vote de la loi sur le Conseil National de la Régulation des Médias. Interpellé par le député Guy Marius Sagna sur l'avenir de La Poste, le Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique semble avoir opté pour la rhétorique plutôt que pour les chiffres.


Pour le SNTPT, le constat est sans appel : les quinze recommandations du Conseil interministériel, censées être appliquées au 31 décembre 2025, sont restées lettre morte. « Nous vous mettons au défi de citer une seule réalisation effective », lance Ibrahima Sarr à l'endroit du Ministre.


Gouvernance : Le "Jub, Jubal, Jubunti" à l'épreuve des faits



Le syndicat pointe du doigt un contraste saisissant entre les principes de sobriété affichés par le gouvernement et la gestion du Directeur général de La Poste. Les griefs sont précis :


Privilèges cumulés : Le DG bénéficierait d'une indemnité forfaitaire de transport tout en disposant d'un véhicule de fonction.



Dépenses somptuaires : Plus de 50 millions de FCFA auraient été investis dans la réfection de sa villa de fonction, alors que de nombreux centres d'exploitation à travers le pays sont paralysés par manque de moyens.



« Lorsque les réponses font défaut, la retenue demeure parfois la posture la plus responsable », martèle le Secrétaire général du SNTPT.



Le Plan de Départs Négociés (PDN) au cœur de la tempête



C'est sans doute le dossier le plus explosif. Le plan de départs négociés, censé dégraisser les effectifs de manière stratégique, est jugé opaque et potentiellement illégal par les représentants des travailleurs.


Le syndicat dénonce l'absence de bilan de compétences préalable et souligne des anomalies graves : le départ d'informaticiens alors que l'entreprise est en sous-effectif technique, et celui de comptables dont les dossiers ne seraient pas encore apurés. Plus grave encore, le SNTPT affirme que le protocole a été modifié unilatéralement par la Direction, sans l'aval du Conseil d’Administration, menant l'affaire devant les tribunaux.


Une rupture de dialogue



Alors que le Ministre affirme maintenir la concertation, le SNTPT dément formellement être impliqué dans les discussions actuelles sur le plan stratégique. Pour les travailleurs, l'urgence n'est plus à la communication politique, mais à une restructuration rigoureuse fondée sur la transparence.


L'avenir de La Poste semble aujourd'hui suspendu à une question : le ministère saura-t-il passer de l'émotion à l'action concrète avant que l'outil postal ne s'effondre totalement ?

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Publié par

Harouna Fall

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