Kaolack : les collectivités territoriales à l’école des énergies renouvelables

lundi 5 octobre 2026 • 149 lectures • 0 commentaires

Actualité 5 heures Taille

Kaolack : les collectivités territoriales à l’école des énergies renouvelables

iGFM - (Dakar) Le Conseil départemental de Kaolack a accueilli, lundi 5 octobre 2026, une mission de formation consacrée aux énergies renouvelables et à l’accès à l’énergie en milieu rural. Inscrite dans le cadre du Programme Transition écologique dans l’espace francophone (T2EF), cette initiative vise à renforcer les capacités des collectivités sénégalaises dans la conception et la mise en œuvre de projets énergétiques durables.

Pendant cinq jours, acteurs territoriaux et experts vont réfléchir aux moyens de faire des énergies renouvelables un véritable levier de développement des territoires ruraux. La mission, soutenue par l’ADEME et portée par l’Association internationale des Régions francophones (AIRF), est organisée en partenariat avec l’Association des Départements du Sénégal (ADS), le Conseil départemental de Kaolack et l’ONG ENERGIES 2050.


À l’ouverture des travaux, le président de l’ADS et du Conseil départemental de Kaolack, Ahmed Youssouph Bengelloune, a insisté sur l’importance de développer des solutions énergétiques adaptées aux réalités des territoires. Selon lui, les départements doivent être davantage outillés pour identifier les besoins, élaborer des projets pertinents et mobiliser les financements nécessaires.


Le choix de Kaolack revêt, à cet égard, un intérêt particulier. La région dispose d’un important potentiel solaire susceptible d’être davantage valorisé pour répondre aux besoins des populations et soutenir les activités économiques. L’énergie solaire peut notamment contribuer à l’alimentation électrique des ménages, des établissements scolaires et des structures sanitaires, mais également au fonctionnement des systèmes de pompage et d’irrigation agricole.


La conservation des productions agricoles constitue également un secteur dans lequel les solutions solaires peuvent apporter une réponse concrète, notamment à travers l’utilisation d’équipements frigorifiques permettant de réduire les pertes post-récolte.


Pour Mme Céline Gibert, chargée de projets de coopération internationale à l’AIRF, cette mission doit également contribuer à une meilleure structuration des projets énergétiques portés par les territoires. L’ambition est de permettre aux collectivités de passer de l’identification des besoins à la réalisation de projets techniquement et financièrement viables.


Une formation tournée vers la pratique


Durant les cinq jours de travaux, les participants seront soumis à une approche de « formation-action ». Celle-ci combinera des séances de cadrage stratégique, des présentations d’experts, des études de cas, des visites de terrain ainsi que des travaux collectifs.


Cette démarche doit permettre aux acteurs territoriaux de mieux maîtriser l’ensemble du cycle d’un projet énergétique : identification des besoins, conception, recherche de financement, mise en œuvre, exploitation, maintenance et pérennisation des services.


Au-delà de la dimension technique, les participants seront également sensibilisés au cadre national sénégalais et aux différents acteurs institutionnels et techniques susceptibles d’accompagner les collectivités dans leurs initiatives.


Transformer les besoins en projets durables


À travers cette mission, les organisateurs veulent rapprocher les collectivités territoriales des solutions énergétiques décentralisées et adaptées aux réalités du monde rural. L’enjeu est de favoriser l’émergence de projets capables d’améliorer durablement l’accès à l’énergie, tout en soutenant les activités économiques locales et les objectifs de transition écologique.


Pour les collectivités sénégalaises, cette formation constitue ainsi une occasion de renforcer leur expertise et de mieux transformer les besoins énergétiques de leurs territoires en projets concrets, structurés et durables. À Kaolack, les énergies renouvelables apparaissent ainsi comme un levier potentiel pour accélérer le développement local et réduire les disparités d’accès à l’énergie entre zones urbaines et rurales.

Cet article a été ouvert 149 fois.

Publié par

Harouna Fall

editor

Soyez le premier à commenter

Je m'appelle

Téléchargez notre application sur iOS et Android

Contactez-nous !

Service commercial