L'encadrement des « caisses noires » comme condition non négociable pour que Pastef vote la LFR 2026

lundi 19 octobre 2026 • 381 lectures • 1 commentaires

Actualité 5 heures Taille

L\'encadrement des « caisses noires » comme condition non négociable pour que Pastef vote la LFR 2026

iGFM - (Dakar) Le Sénégal s’enfonce dans une impasse institutionnelle majeure. Ce lundi, lors d'une déclaration publique très attendue, Ousmane Sonko, président de PASTEF, a acté une rupture ouverte avec l'exécutif en annonçant que ses députés rejetteraient en l'état le projet de Loi de Finances Rectificative (LFR) 2026.

 Un coup de tonnerre politique qui paralyse la trajectoire économique défendue par le président Bassirou Diomaye Faye et son gouvernement.


« Laisse mouton pisser, tabaski viendra, Tabaski Nieuwna nak »glousse Sonko


La ligne rouge infranchissable pour PASTEF touche à la moralisation des finances publiques. Ousmane Sonko a posé un ultimatum clair à l'exécutif : « il n'y aura aucun vote de la LFR sans un encadrement strict et transparent des fonds spéciaux, communément appelés « fonds politiques » ou fonds sociaux » a promis Sonko. Le président de l'Assemblée nationale exige qu'aucun centime n'échappe désormais au contrôle parlementaire, dénonçant l'usage historique de ces enveloppes comme des « butins politiques ». PASTEF prévient que si le gouvernement s'entête à maintenir « l'opacité » sur ces budgets discrétionnaires, la majorité bloquera définitivement le collectif budgétaire.


L'arme fatale du rejet parlementaire : Le Conseil constitutionnel hors-jeu ?


Dans une posture offensive lors de sa déclaration de presse qui n’a rien à voir avec le point de presse annoncé, le leader de PASTEF s’est fendu d’une pointe d’ironie mordante qui n'a pas échappé à l'assistance. En gloussant, Ousmane Sonko a ostensiblement souligné l'impuissance des juges face à la stratégie de son parti : « Pour ce coup-ci, le Conseil constitutionnel n'y pourra rien », a-t-il lancé. Une manière de rappeler que le pouvoir de voter ou de rejeter une loi de finances appartient constitutionnellement et exclusivement aux députés. Si la majorité parlementaire acquise à PASTEF rejette définitivement ce texte à l'Hémicycle, la Loi de Finances Rectificative (LFR) sera juridiquement censée n'avoir jamais existé, plongeant l'exécutif dans l'obligation de gouverner par ordonnances ou de se plier à un consensus.


 


El hadji Tall

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Publié par

Harouna Fall

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