Ousmane Sonko dénonce une « combine » en Guinée-Bissau et appelle au respect du processus 

vendredi 28 novembre 2025 • 1584 lectures • 4 commentaires

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Ousmane Sonko dénonce une « combine » en Guinée-Bissau et appelle au respect du processus 

Ce vendredi 28 novembre 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a pris la parole devant les députés de la 15ᵉ législature pour commenter la situation en Guinée-Bissau, secouée par le coup d’État militaire qui a renversé le président Umaro Sissoco Embaló.

Avec une franchise directe, Sonko n’a pas mâché ses mots : « Ce qui s’est passé en Guinée-Bissau, nous savons tous que c’est une combine. Et ce n’est pas normal », a-t-il déclaré devant l’hémicycle, soulignant ainsi la gravité et la manipulation qu’il perçoit dans ce putsch. Il a rappelé que, malgré la compétence présidentielle sur les affaires étrangères, le processus électoral doit aller jusqu’au bout, les verdicts des urnes doivent être respectés et les personnes arrêtées doivent être libérées.


Le chef du gouvernement a également exprimé sa critique implicite envers la CEDEAO et les autres organisations régionales : « Pour la CEDEAO et consorts, vous savez déjà ce que j’en pense », a-t-il ajouté, réaffirmant sa constance critique sur la gestion de la crise.


Ces propos interviennent après l’exfiltration vers Dakar du président déchu Embaló, le jeudi 27 novembre, ainsi que de certains de ses proches et acteurs politiques détenus après le putsch. Cette opération, validée par un sommet extraordinaire virtuel de la CEDEAO, visait à assurer la sécurité de l’ancien président et à condamner le coup d’État, tout en appelant au rétablissement de l’ordre constitutionnel. À Bissau, la transition a été confiée à un général, tandis que les fonctions d’Embaló ont été suspendues.

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Publié par

Birame Ndour

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