Réintégration à l’AN : Sonko dénonce « manigances et complots » après la saisine du Conseil constitutionnel

mercredi 3 juin 2026 • 602 lectures • 4 commentaires

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Réintégration à l’AN : Sonko dénonce « manigances et complots » après la saisine du Conseil constitutionnel

iGFM – (Dakar) Ousmane Sonko contre-attaque. Le président de Pastef a réagi, ce mardi 2 juin 2026, à la saisine du Conseil constitutionnel par des députés de l’opposition et des non-inscrits. Objectif des requérants : contester sa réintégration à l’Assemblée nationale.

Pour le leader de Pastef, cette démarche n’a rien de juridique. « Ils sont dans les manigances et les complots. La saisine du Conseil constitutionnel découle de cette logique. Ceux qui ont introduit ce recours savaient parfaitement que cette question ne relève pas de la compétence du Conseil constitutionnel », a-t-il déclaré.


L’ancien Premier ministre met en garde contre une utilisation politique des institutions. « S’ils utilisent la force de l’État pour nous combattre, nous utiliserons tous les moyens légaux que nous confère la Constitution pour leur faire face », a-t-il averti.


Dans un communiqué daté du 1er juin 2026, des députés de l’opposition et des non-inscrits ont annoncé avoir saisi le Conseil constitutionnel. Ils visent la décision du Bureau de l’Assemblée nationale du 24 mai dernier portant réintégration d’Ousmane Sonko en qualité de député.


Le cœur de leur argument : l’article 54 de la Constitution sur les incompatibilités. Selon eux, Sonko, nommé Premier ministre puis élu député en 2024, se serait trouvé en situation d’incompatibilité dès son élection. Ils demandent donc l’annulation de sa réintégration.


En contestant la compétence du Conseil constitutionnel, Sonko ouvre un nouveau front dans sa bataille avec l’opposition. Depuis son limogeage du gouvernement le 25 mai et ses révélations sur le « protocole de Cap Manuel », le bras de fer entre Pastef et ses adversaires s’intensifie sur tous les terrains : politique, médiatique et désormais institutionnel.


Le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur sa compétence avant d’examiner le fond. En attendant, Sonko réaffirme qu’il défendra son mandat « par tous les moyens légaux ».

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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