SANTE PUBLIQUE EN PERIL : And Gueusseum décrète l'arrêt des urgences

dimanche 26 juillet 2026 • 202 lectures • 1 commentaires

Actualité 6 heures Taille

SANTE PUBLIQUE EN PERIL : And Gueusseum décrète l'arrêt des urgences

iGFM - (Dakar) Face au mutisme jugé « méprisant » du gouvernement, l'Alliance des syndicats autonomes de la santé (ASAS) And Gueusseum passe à la vitesse supérieure. Le cartel syndical annonce une grève totale de 48 heures ainsi que le blocage immédiat des données sanitaires et sociales. Les grévistes préviennent : aucun service minimum ne sera assuré à domicile.

Le bras de fer entre le gouvernement et le secteur de la santé franchit un nouveau seuil critique. Tirant les conclusions du succès de son 12e plan d'actions — marqué par des taux de suivi record oscillant entre 98% et 100% dans la quasi-totalité des hôpitaux, centres et postes de santé du pays —, la coalition syndicale And Gueusseum passe à l'offensive.


Dénonçant une « stratégie de pourrissement » et le refus des autorités de respecter les accords préalablement signés, le syndicat a acté la radicalisation de son mouvement.


Grève totale et rétention des données : Les mesures d'un boycott général
Dès la fin des commémorations du Grand Magal de Touba, le syndicat appliquera son 13e plan d'actions avec des consignes particulièrement drastiques : Arrêt total des soins : Une grève générale de 48 heures est décrétée pour les jeudi 13 et vendredi 14 août. Rétention de l'information : Le blocage officiel de toutes les données sanitaires et sociales est effectif à compter du 10 août et maintenu jusqu'à nouvel ordre. Boycott des programmes nationaux : Suspension complète des activités de supervision, de coordination et des interventions extramuros liées au Programme national de lutte contre la tuberculose. 


« C'est à l'État d'assumer les soins » : La mise en garde aux populations


Conscient des répercussions directes sur les usagers, le directoire d'And Gueusseum a tenu à apporter une clarification ferme concernant l'accueil des patients durant les jours de débrayage.


Le syndicat rappelle que les travailleurs en grève, appelés à rester à leur domicile, ne sont nullement tenus d'assurer les garde-fous habituels ou les services minimums. 


« Il incombe exclusivement à l'État, en sa qualité de garant ultime du droit à la santé et de la continuité du service public hospitalier, d'assurer à tout moment et en tout lieu la disponibilité de soins de qualité au bénéfice des populations. » 


Pointe de discorde supplémentaire : la posture du ministre de la Santé, accusé de fuir la table des négociations, d'orchestrer des ponctions salariales et d'user de manœuvres de « désyndicalisation » au lieu d'apurer le passif social de son département. 


Face à cette paralysie qui s'annonce dans les structures de santé du pays, la balle est désormais dans le camp du gouvernement pour éviter une rupture totale du service public de soins.

Cet article a été ouvert 202 fois.

Publié par

Harouna Fall

editor

1 Commentaires

Je m'appelle

Téléchargez notre application sur iOS et Android

Contactez-nous !

Service commercial