Sécurité sanitaire des aliments : le projet STDF PG 770 mise sur la qualité pour renforcer les acteurs africains

vendredi 7 août 2026 • 149 lectures • 0 commentaires

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Sécurité sanitaire des aliments : le projet STDF PG 770 mise sur la qualité pour renforcer les acteurs africains

iGFM - (Dakar) Dans un contexte marqué par des alertes récurrentes sur la qualité des produits alimentaires en Afrique de l'Ouest, le projet STDF PG 770 entend faire de l'infrastructure qualité un levier de protection des consommateurs, de compétitivité des entreprises et de développement régional.

Les récentes saisies de produits alimentaires impropres à la consommation au Sénégal, les alertes sur la contamination de certains aliments ou encore les difficultés rencontrées par les entreprises pour satisfaire aux exigences des marchés internationaux rappellent une réalité : la sécurité sanitaire des aliments est devenue un enjeu majeur de santé publique, mais aussi de développement économique.


Dans ce contexte, le projet STDF PG 770, mis en œuvre par le Système Ouest Africain d'Accréditation (SOAC) avec l'appui technique de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et principalement financé par le Standards and Trade Development Facility (STDF), ambitionne de renforcer les capacités des acteurs et actrices de l'infrastructure qualité en Afrique de l'Ouest. Son objectif est simple : permettre aux laboratoires, organismes d'inspection et de certification de mieux accompagner les entreprises afin que leurs produits répondent aux exigences sanitaires et techniques des marchés.


Pour Mme Khady Evelyne Denise Ndiaye, Directrice du Secteur privé de la Commission de l'UEMOA, la qualité est désormais un facteur déterminant de compétitivité.


« La compétitivité de nos entreprises ne dépend plus uniquement de leur capacité à produire. Elle dépend aussi de leur capacité à démontrer que leurs produits répondent aux exigences des marchés. C'est précisément le rôle de l'infrastructure qualité. »


L'une des principales innovations du projet repose sur la digitalisation des procédures d'accréditation. Une évolution qui devrait réduire les délais, les coûts et faciliter l'accès des PME aux services d'évaluation de la conformité.


« La digitalisation de l'accréditation constitue une avancée majeure... Pour les PME agroalimentaires, cela signifie un accès plus proche, plus rapide et moins coûteux aux services d'essais, d'inspection et de certification. »


Au-delà des performances économiques, l'enjeu reste la protection des consommateurs. Pour la responsable de la Commission de l'UEMOA, le développement d'organismes d'évaluation de la conformité compétents permettra aux autorités de mieux cibler leurs missions de contrôle tout en renforçant la crédibilité du système régional.


« Cette complémentarité permettra d'améliorer la sécurité sanitaire des produits, d'optimiser les ressources publiques et de renforcer la crédibilité de notre système régional de qualité. »


Le projet entend également accompagner l'intégration économique régionale. Dans un espace où les normes sanitaires constituent désormais l'un des principaux critères d'accès aux marchés, disposer de certificats reconnus d'un pays à l'autre représente un avantage considérable pour les entreprises.


Autre dimension importante : l'inclusion des femmes. Le projet prévoit de favoriser leur participation dans les métiers de l'infrastructure qualité et de faciliter l'accès des entreprises dirigées par des femmes aux services d'évaluation de la conformité.


Pour Mme Khady Evelyne Denise Ndiaye, cette dynamique s'inscrit pleinement dans la vision Impact 2030 de l'UEMOA.


« En réduisant les coûts et en rapprochant ces services des entreprises, nous contribuons à lever un obstacle important à leur développement, à leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et à leur accès aux marchés internationaux. »


À travers cette initiative, le SOAC, avec l'appui de l'ONUDI et le financement du STDF, entend démontrer qu'investir dans l'infrastructure qualité ne relève pas seulement d'une exigence réglementaire. C'est aussi investir dans la santé des populations, la confiance des consommateurs et la compétitivité des entreprises africaines. Comme le résume Mme Ndiaye :


« Sans qualité, il n'y a pas de confiance ; sans confiance, il n'y a pas de marché ; et sans marché, il n'y a pas de développement durable. »

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Publié par

Harouna Fall

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