"Si Pastef perd l’Assemblée, ce pays va vers le gouffre": l’alerte de Sonko !

dimanche 16 août 2026 • 597 lectures • 1 commentaires

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iGFM - (Dakar) Entre tensions avec le président Bassirou Diomaye Faye, rupture au sein de Pastef et approche des échéances électorales, Ousmane Sonko affiche une posture offensive. Le président de l’Assemblée nationale dit être prêt à tous les scrutins, tout en gardant floues ses intentions.

Interrogé sur la stratégie de Pastef, notamment pour les locales, Ousmane Sonko reste évasif.
« Nous sommes prêts à gagner toute forme d’élections organisée au Sénégal », affirme-t-il.
Mais sur la démarche concrète: « Nous sommes généreux et savons partager, mais pour les élections locales, nous ne dirons pas encore la démarche à adopter. »


Exclusions: "Il n’y a pas encore de décision du parti"


Revenant sur les retraits de membres de groupes WhatsApp de Pastef et les changements dans certaines coordinations après la rupture avec Diomaye Faye, Sonko clarifie la position du parti.
« Il n’y a pas encore une décision du parti au sommet qui exclut quelqu’un. Les bases n’ont pas encore saisi le Conseil national », explique-t-il.


Il rappelle la procédure statutaire: constat de démission ou d’exclusion en bureau, puis validation par le Conseil national.
Concernant WhatsApp, il minimise: « Il n’y a pas que le président Diomaye pour les groupes WhatsApp. C’est pour des mesures conservatoires. »
Et de rappeler la règle interne: « De facto, nos textes disent qu’on ne peut être membre de Pastef et d’un autre parti. »


Retrouvailles avec Diomaye: "Cela dépend du président"


Sur une possible réconciliation, Ousmane Sonko se dit ouvert mais renvoie la balle.
« Cela dépend du président », répond-il.


Il accuse l’opposition de l’avoir pris pour cible depuis deux ans afin d’affaiblir ensuite le président: « Il fallait le liquider pour ensuite s’attaquer à Diomaye ».
Il dénonce aussi ceux qui auraient poussé le chef de l’État vers « l’extrémisme » au nom du « respect des institutions ».


Le président de l’Assemblée critique une sortie de Bassirou Diomaye Faye affirmant que ce ne serait pas « la foule ni le peuple » mais les institutions qui doivent primer.« C’est parce qu’il veut passer par l’instrumentalisation des institutions contre la légitimité et la volonté populaire », estime Sonko. « Tout ce qui nous intéresse, c’est le pays et le peuple », insiste-t-il.


Malgré la rupture politique, Ousmane Sonko assure que les relations institutionnelles continuent.
« Le dialogue des institutions existe », dit-il. Il échange avec le chef de l’État sur l’administratif, les urgences et le fonctionnement de l’État.
« Je ne lui souhaite pas de mal et, si mon avis l’intéresse, je suis prêt à le lui donner. Je reste ouvert à la discussion ».


Pour Sonko, l’enjeu majeur reste le Parlement.
« Il ne reste qu’un verrou, c’est l’Assemblée. Si Pastef perd l’Assemblée, ce pays va vers le gouffre », avertit-il.

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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