Tensions à Dakar : Thierno Bocoum, Babacar Ba placés en garde à vue au Commissariat du Plateau

lundi 29 juin 2026 • 297 lectures • 0 commentaires

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Tensions à Dakar : Thierno Bocoum, Babacar Ba placés en garde à vue au Commissariat du Plateau

iGFM - (Dakar) Nouvelle surchauffe sur la scène politique dakaroise. Le leader du mouvement AGIR, Thierno Bocoum, ainsi que le militant Babacar Ba et plusieurs de leurs camarades ont été interpellés par les forces de l'ordre. Ils se trouvent actuellement dans les locaux de la police du Plateau.

L’étau se resserre autour de certaines figures de l’opposition et de la société civile. Selon des sources concordantes, Thierno Bocoum, ancien parlementaire et président du mouvement AGIR, a été arrêté en plein centre-ville de Dakar en compagnie de Babacar Ba et de plusieurs autres collaborateurs. La délégation a été conduite sous escorte vers le commissariat d'arrondissement du Plateau, où ils ont été placés en garde à vue.


Un climat politique électrique


Si les motifs précis de cette arrestation massive n’ont pas encore été formellement communiqués par les autorités policières, elle intervient dans un climat institutionnel extrêmement lourd au Sénégal, marqué par des bras de fer répétés autour des projets de révision de la Constitution et du contrôle de l'Assemblée nationale.


Habitué des prises de parole vigoureuses contre ce qu'il qualifie régulièrement de « confiscations institutionnelles », Thierno Bocoum s'est souvent retrouvé en première ligne lors des tentatives de rassemblement ou de marche vers l'hémicycle. D’après les premiers témoignages recueillis sur place, l’interpellation s’est déroulée alors que le groupe tentait d'accéder à un périmètre hautement surveillé par un important dispositif de sécurité.


Les avocats et les soutiens se mobilisent


Au niveau du commissariat du Plateau, l'ambiance est à l'effervescence. Plusieurs avocats de la défense ainsi que des figures politiques alliées sont en train de converger vers les lieux pour assister les personnes interpellées et obtenir la notification officielle des charges (trouble à l'ordre public, participation à une manifestation non autorisée ou refus d'obtempérer).


Sur les réseaux sociaux, les vagues de dénonciations de leurs partisans ont immédiatement commencé, ces derniers réclamant leur « libération immédiate et sans condition ».

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Publié par

Harouna Fall

editor

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