Mondial-2026: Après 2 milliards investis, l'Arabie saoudite en quête de résultats

dimanche 14 juin 2026 • 343 lectures • 0 commentaires

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Mondial-2026: Après 2 milliards investis, l\'Arabie saoudite en quête de résultats

iGFM - (Dakar) Après avoir attiré des stars du ballon rond à coups de milliards de dollars, l'Arabie saoudite aborde le Mondial-2026 sous pression, son équipe nationale peinant à retrouver le niveau qui lui avait permis de créer la sensation face à l'Argentine en 2022.

La puissante monarchie du Golfe a investi près de deux milliards de dollars dans le football en trois ans, recrutant Cristiano Ronaldo, Neymar et Karim Benzema, pour faire de la Saudi Pro League l'un des championnats financièrement les plus attractifs au monde.


Ryad a également décroché l'organisation du Mondial-2034, pièce maîtresse de sa stratégie visant à diversifier son économie encore très dépendante du pétrole en attirant touristes et investisseurs.


Mais sur le terrain, les résultats de la sélection nationale peinent à suivre.


Les "Faucons verts" n'ont arraché leur qualification pour cette Coupe du monde à 48 équipes qu'à l'issue des barrages, grâce à une victoire 3-2 contre l'Indonésie puis un nul 0-0 face à l'Irak.


- "Ne pas abandonner " -
Une série de défaites en mars a coûté sa place à l'entraîneur français Hervé Renard, mettant fin à son deuxième mandat après avoir succédé à l'Italien Roberto Mancini.


Nommé seulement deux mois avant le tournoi, le Grec Georgios Donis estime que les joueurs saoudiens pâtissent du manque de temps de jeu dans des clubs désormais remplis de vedettes étrangères. Si "les joueurs saoudiens apprennent beaucoup au contact de joueurs expérimentés venus d'Europe", ils "n'ont plus les mêmes opportunités de jouer qu'auparavant", a déclaré Donis à l'AFP lors du tirage au sort de la Coupe d'Asie le mois dernier.


"Nous avons besoin que les joueurs jouent davantage, avec plus de rythme et d'intensité", a-t-il ajouté.


Placée dans un groupe H difficile, avec l'Espagne, l'Uruguay et le Cap-Vert, l'Arabie saoudite conserve néanmoins ses chances, huit des douze meilleurs troisièmes pouvant décrocher leur place en seizièmes de finale.


"Les joueurs saoudiens ont un gros potentiel. Ils doivent continuer à travailler, ne pas abandonner" et prouver qu'ils ont leur place dans la sélection nationale, selon le sélectionneur.


Traditionnellement l'une des nations fortes du football asiatique, avec trois Coupes d'Asie à son palmarès, l'Arabie saoudite dispute sa septième Coupe du monde.


- "Etape intermédiaire" -
Pour Amro Elserty, analyste des affaires sportives du Moyen-Orient basé en France, le succès de la sélection reposait historiquement sur des joueurs aguerris dans un championnat local parmi les plus compétitifs du continent.


"Puis le championnat a complètement changé. Les clubs saoudiens ont commencé à remplacer les joueurs locaux par des recrues étrangères", explique-t-il à l'AFP.


"Pas seulement des stars mondiales, mais aussi des joueurs plus âgés et des professionnels étrangers occupant des postes qui permettaient auparavant aux Saoudiens de se développer", précise-t-il.


"Le résultat était prévisible: les internationaux saoudiens ont cessé de jouer régulièrement", assure-t-il, d'autant plus qu'un seul membre des Faucons évolue à l'étranger, le défenseur de Lens Saud Abdulhamid.


Pour Simon Chadwick, spécialiste du sport à l'Emlyon Business School de Shanghai, la pression est forte pour faire mieux qu'au Qatar, où les Saoudiens avaient battu l'Argentine avant d'être éliminés dès la phase de groupes.


"Le tournoi de cette année constitue néanmoins une étape intermédiaire sur la route de 2034, souligne-t-il. La question est de savoir quels objectifs ont été fixés et comment les progrès seront évalués."


AFP

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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