Visite au Maroc : le président de la CAF, Patrice Motsepe, s'agace

vendredi 10 avril 2026 • 1152 lectures • 0 commentaires

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Visite au Maroc : le président de la CAF, Patrice Motsepe, s\'agace

iGFM (Dakar) Présent au Maroc jeudi au lendemain de sa visite au Sénégal, le président de la CAF a laissé éclater une certaine lassitude face aux critiques persistantes visant le Maroc et l’instance qu’il préside.

Le dirigeant a, une nouvelle fois, salué une compétition « exemplaire » au Maroc, qu’il considère comme « la plus belle CAN » jamais organisée… jusqu’aux événements survenus durant la finale. Et il n’a pas caché son agacement face aux soupçons récurrents de favoritisme dont le pays hôte fait l’objet depuis la finale.


« J’en ai assez », le coup de gueule de Motsepe


« Les gens portent toutes sortes d’accusations fausses et infondées. Nous faisons des déclarations pour corriger cela, mais ces accusations continuent malgré tout. C’est ce que je dis: j’en ai assez. Je ne vais pas continuer à perdre mon temps à répondre sans cesse à des accusations fausses et infondées qui se répètent en permanence. »


D’ordinaire si stoïque, le Sud-Africain s’est laissé aller à un agacement inhabituel, qui traduit une forme de saturation après deux mois de polémique intense autour de cette édition.


Silence sur Sénégal-Maroc


Autre point qui lui est reproché: son absence de prise de parole après la décision du jury d’appel ayant attribué le titre au Maroc sur tapis vert, au détriment du Sénégal. Là encore, Motsepe s’est justifié en invoquant un cadre strict :


« En vertu des règlements, je dois attendre. Nous devons attendre de recevoir un avis juridique, car nous avons le devoir de protéger l’intégrité et la réputation des 54 nations du continent africain, ainsi que celle de la CAF elle-même. »


TAS


Le président de la CAF a donc insisté sur la ligne de conduite adoptée par l’instance, désormais tournée vers le Tribunal arbitral du sport (TAS) :


« Conformément aux conseils juridiques reçus, nous devons désormais respecter la décision qui sera rendue par le TAS. La recommandation est claire: nous ne devons pas faire de déclarations. »
Tout en rappelant qu’il avait déjà largement communiqué sur le sujet, il a tenu à défendre la liberté d’analyse des médias :


« J’ai déjà tenu deux conférences de presse importantes comme celle-ci, au cours desquelles nous avons dit beaucoup de choses. Je respecte l’indépendance des médias: vous êtes libres de formuler les commentaires et les critiques que vous jugez appropriés. »


Sa mission, rappelle-t-il, est de « veiller à ce que nous agissions dans le respect du droit et de l’éthique » et de « préserver l’intégrité et le respect de la CAF ».


Un discours qui illustre à quel point le dossier de la CAN 2025 continue de peser lourd. Et que même la décision du TAS aura peut-être du mal à classer…

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Publié par

Mamadou Salif

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