18 «otages» sénégalais incarcérés au Maroc : Me Kabou dévoile les coulisses du procès

mardi 14 avril 2026 • 593 lectures • 0 commentaires

Actualité 6 heures Taille

18 «otages» sénégalais incarcérés au Maroc : Me Kabou dévoile les coulisses du procès

iGFM (Dakar) Dans un long récit publié sur sa page Facebook, ce mardi, Me Kabou, avocat des 18 supporters sénégalais incarcérés au Maroc, a dévoilé les coulisses du procès d'hier lundi 13 avril 2026.

"Il ya de ces audiences où les règles du jeu changent en fonction des vérités reçues en pleine figure.


Après mes excellents confrères composant la défense,  j’ai commencé à plaider et le Président s’est senti offensé.


"Monsieur le Président,  messieurs de la Cour,  je tiens à titre liminaire à fonder ma plaidoirie sur l’incohérence de l’accusation qui repose sur plutôt de la demangeaison de l’esprit de certains qui mélangent le droit pénal à une autre chose que du sérieux et rigoureux. 


La certitude de la décision de première instance est devenue une incertitude flagrante, ridicule. De lunaire on passe à la géomancie.  En effet,  sans preuves, certains ont fait appel de la décision qui d’ailleurs est nulle car entachée de nullité, pour venir se présenter devant la Cour, sans preuves des accusations. Le clou de cette folie est que donc maintenant plus de vidéos ni de photos!! Comme ça,  et l’accusation est contente de ces limites assez graves.  D’ailleurs, maintenant, on va discuter de quoi ? De rien pour certains, mais pour nous de vie humaine privée de liberté. 


C’est un manque  de respect pour nous tous et principalement pour vous la Cour.


Le Président : Maître veuillez retirer vos propos.


Moi: je ne retire ni une syllabe de ce que je viens de dire.


Le Président : J'ai oublié de vous dire que la loi Marocaine exige que la plaidoirie se fasse en arabe.


Moi: La traduction actuelle n’est pas de votre goût ou ce sont les vérités qui blessent?


Monsieur le Président je suis habitué de voir que les règles du jeu ne changent que quand vous êtes dos au mur. J'en prends acte.
Pour ma part, je demande à l’instant que cela soit marqué au plumitif  et qu’à l'instant aussi mes clients ne répondront plus à aucune question, du moment où ce procès n’est pas équitable."



Me Kabou, avocat

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Publié par

Mamadou Salif

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