Finance Islamique au Sénégal : Le FDMI mobilise la presse avant son lancement officiel

mardi 14 avril 2026 • 437 lectures • 0 commentaires

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 Finance Islamique au Sénégal : Le FDMI mobilise la presse avant son lancement officiel

iGFM - (Dakar) À quelques jours de son inauguration prévue le 21 avril 2026, le Fonds de Développement de la Microfinance Islamique (FDMI) a ouvert, ce mardi 14 avril, une session de formation intensive à l’intention des journalistes économiques. L’objectif : faire de la presse un levier de vulgarisation de cette finance innovante, au cœur de la Stratégie Nationale de Développement 2025-2030.

Le paysage financier sénégalais s’apprête à connaître un tournant historique. En prélude au lancement officiel du FDMI, premier fonds national dédié à la microfinance islamique en Afrique de l’Ouest, son Administrateur Général a réuni le Collectif des Journalistes Économiques du Sénégal (COJES) pour une session de renforcement de capacités de deux jours (14 et 15 avril).


Un pionnier en Afrique subsaharienne



La création du FDMI ne relève pas du hasard. Elle s’inscrit dans une dynamique de long terme qui positionne le Sénégal comme le leader francophone de la finance alternative. Après le succès de la loi sur le Waqf en 2015 et l’émission de plusieurs Sukuks (obligations islamiques) souverains — avec un quatrième lancement attendu cette année — le Sénégal structure désormais son dernier kilomètre financier : la microfinance.


« Le FDMI assure désormais la gestion du PROMISE, fruit du partenariat stratégique entre l’État du Sénégal et la Banque Islamique de Développement », a rappelé l’Administrateur Général, soulignant que cette institution sera le « catalyseur » d’un impact socio-économique durable.


Le FDMI : Un modèle de « finance à impact »



Contrairement aux banques classiques, le FDMI fonctionne comme un grossiste financier. Sa mission est double : Mobilisation de ressources : Structurer des fonds conformes aux principes de la finance islamique. Canalisation vers le terrain : Orienter ces ressources vers les institutions de microfinance (IMF) partenaires, qui financeront directement les PME et les acteurs de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS).


L’institution ne se limite pas au crédit ; elle mise également sur les « services non financiers », tels que l’éducation financière et l’appui technique, pour garantir le succès des bénéficiaires.


La presse, partenaire de la souveraineté économique



Alors que l’année 2026 a été décrétée par le Chef de l’État comme « année de l’Économie sociale et solidaire et de l’emploi », la finance islamique apparaît comme une solution idoine pour l’inclusion des populations traditionnellement exclues du système bancaire.


L’Administrateur Général a insisté sur le rôle stratégique des médias : « Vous êtes les mieux placés pour informer avec rigueur, vulgariser les concepts et sensibiliser sur les opportunités offertes. » Pour le FDMI, une information économique de qualité est la condition sine qua non pour que les populations s’approprient ces nouveaux outils de développement.


En route vers le 21 avril



Cette session de formation marque le début du compte à rebours. Le 21 avril prochain, le FDMI sera officiellement lancé, ouvrant une nouvelle ère pour l’inclusion financière au Sénégal. Avec la Stratégie Nationale de Développement (SND) 2025-2030 en boussole, le fonds ambitionne de transformer le visage de l’économie locale par une finance éthique, solidaire et résolument tournée vers l’avenir.

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Publié par

Harouna Fall

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