Affaire ASER : la coordination RV France charge le DG Jean-Michel Sène

mardi 3 février 2026 • 385 lectures • 0 commentaires

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Affaire ASER : la coordination RV France charge le DG Jean-Michel Sène

Lors d’une conférence de presse tenue à Paris, Aly Bathily, coordinateur de La République des Valeurs en France, a tiré la sonnette d’alarme sur l’affaire ASER, qualifiée par le porte-parole de « véritable affaire d’État révélatrice des dérives de la gouvernance publique au Sénégal ».

Dans son allocution liminaire, M. Bathily a insisté : « Si nous avons décidé de prendre la parole aujourd’hui, ce n’est ni par goût de la polémique ni par calcul politicien. C’est parce que l’affaire ASER est devenue une affaire d’État. » Selon lui, le scandale a été mis au jour par le député Thierno Alassane Sall, qui a saisi les juridictions compétentes après la découverte de 37 milliards de francs CFA décaissés pour des réalisations dérisoires sur le terrain.


« Cette affaire n’est pas née d’une rumeur, encore moins d’une cabale. Elle a été révélée, documentée et portée sur la place publique », a-t-il souligné, dénonçant les tentatives de diversion du pouvoir et la communication « fébrile » orchestrée par les responsables de l’ASER.


Le coordinateur a dénoncé la communication du Directeur général de l’ASER, Jean-Michel Sène, à la suite de la décision rendue le 22 janvier 2026 par la Cour suprême. « Il affirme que tous les obstacles seraient levés et que le dossier serait désormais vidé. C’est faux ! », a martelé Aly Bathily. Il précise que la Cour suprême n’a jamais statué sur le fond du marché ni sur la gestion des 37 milliards, mais uniquement sur un recours pour excès de pouvoir dirigé contre l’ARCOP. « Transformer cette décision technique en absolution politique relève d’une manipulation assumée de l’opinion », a-t-il dénoncé.


Pendant ce temps, a-t-il rappelé, la plainte déposée par Thierno Alassane Sall devant le Pool judiciaire financier suit son cours, avec des diligences menées par la Section de recherches de la gendarmerie. Le coordinateur a souligné le contraste entre la mise en scène médiatique du DG et l’avancement discret de l’enquête judiciaire : « Cette coïncidence interroge et alimente un doute légitime : cherche-t-on la vérité ou cherche-t-on à brouiller les pistes ? »


Aly Bathily a rappelé que la suspension du marché par l’ARCOP n’a duré que quatre mois et qu’aucun obstacle juridique n’empêche depuis février 2025 l’exécution normale du projet. Un an plus tard, « le taux d’exécution reste dramatiquement faible, les villages attendent toujours l’électricité et les milliards ont bel et bien été décaissés ».


Il a également pointé du doigt ce qu’il considère comme un « aveu déguisé en communication » du DG de l’ASER : la plainte publique concernant 27 milliards réclamés à AEE Power Sénégal. « Soit cette demande est légitime, et alors pourquoi la présenter comme suspecte ? Soit elle ne l’est pas, et pourquoi aucune saisine de la justice ? Dans les deux cas, le Directeur général faillit à sa mission première : protéger les deniers publics et rendre compte aux citoyens », a-t-il dénoncé.


Le porte-parole a dénoncé une intervention politique directe du Premier ministre, qui aurait « blanchi publiquement un responsable administratif alors même que la justice est saisie ». Il a rappelé que cette dérive s’inscrit dans un contexte de crise économique sévère, de défiance croissante des citoyens, et de « sorties populistes et contradictoires, notamment à l’étranger ». « On ne peut pas affaiblir l’État de droit et prétendre bâtir la confiance », a-t-il martelé.


Pour Aly Bathily, ce combat pour la vérité est porté par une opposition responsable, incarnée par Thierno Alassane Sall, et relayée par la diaspora sénégalaise, refusant que le pays soit géré « dans l’opacité et l’impunité ». « Où sont passés les 37 milliards de francs CFA, et qui en est responsable ? Aucune manœuvre politique, aucune communication agressive, aucune instrumentalisation de la justice ne fera disparaître cette question. Elle continuera d’être posée, ici et ailleurs, jusqu’à ce que des réponses claires, documentées et judiciairement établies soient apportées », a conclu le coordinateur.


Selon lui, c’est cela la responsabilité politique et le respect du peuple sénégalais.

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Publié par

Birame Ndour

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