Ibrahima Bakhoum : "Pastef donne l'impression de faire du règlement de comptes"

mercredi 14 octobre 2026 • 465 lectures • 1 commentaires

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 Ibrahima Bakhoum : \

iGFM - (Dakar) Le recours massif par le groupe parlementaire PASTEF aux commissions d’enquête parlementaires continue d'alimenter le débat politique institutionnel. Interrogé par le quotidien Wal Fadjri, le journaliste et analyste politique Ibrahima Bakhoum livre un décryptage sans concession de cette offensive parlementaire, qu’il qualifie d'arme à « double tranchant ».

Tout en réaffirmant la légitimité constitutionnelle du contrôle de la représentation nationale sur la gestion des affaires publiques, l'analyste met en garde contre les dérives politiques et la théâtralisation de la justice à l'hémicycle.


Entre redevabilité légitime et soupçon de « règlement de comptes »


Pour Ibrahima Bakhoum, la démarche de la majorité parlementaire oscille entre quête de transparence et stratégie partisane :


Un pouvoir de contrôle incontestable : L'analyste rappelle d'emblée que l'Assemblée nationale est pleinement dans son rôle d'investigation et de demande de comptes sur la gestion des deniers publics sous l'ancien régime.


Le risque d'atteinte à la réputation : Il dénonce toutefois la « mise en scène » et l'exposition publique des personnalités auditionnées, avertissant que l'image et la réputation des personnes mises en cause risquent d'être entachées avant tout verdict judiciaire.


La tentation de la vindicte politique : « Pastef veut faire de la transparence, mais donne l’impression, en même temps, de faire du règlement de comptes », résume Ibrahima Bakhoum.


Un ciblage indirect du Président Bassirou Diomaye Faye ?


Au-delà de la traque des anciens dignitaires de l'Alliance pour la République (APR), l'analyste décèle une manœuvre visant à complexifier l'équation politique au sommet de l'Exécutif :


Mettre en difficulté les ralliés à la mouvance présidentielle : En ciblant la gestion passée de certains responsables politiques ayant rejoint la coalition présidentielle ou le mouvement KIIRAAY, le PASTEF chercherait, selon Bakhoum, à embarrasser directement le Président Bassirou Diomaye Faye.
La logique du discrédit : L'analyste synthétise cette stratégie par la formule : « ceux qui transhument vers Kiraay n’ont pas les mains propres ».


Une tribune de remobilisation militante : Face aux procédures judiciaires ordinaires jugées lentes ou peu concluantes par la base de la majorité, ces commissions d'enquête offriraient au parti d'Ousmane Sonko une tribune politique idéale pour remobiliser ses partisans.

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Publié par

Harouna Fall

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