Enquête parlementaire :  Abdoulaye Daouda Diallo récuse sa convocation et tacle la commission d’enquête

mercredi 14 octobre 2026 • 81 lectures • 1 commentaires

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Enquête parlementaire :  Abdoulaye Daouda Diallo récuse sa convocation et tacle la commission d’enquête

iGFM - (Dakar) Nouveau rebondissement dans l’enquête parlementaire sur les marchés du programme « Un étudiant, un ordinateur ».

Convoqué pour une audition ce jeudi 15 octobre 2026 à 15 heures, l’ancien ministre Abdoulaye Daouda Diallo a officiellement opposé une fin de non-recevoir au président de la commission. Dans une lettre datée du 14 octobre, l'ancien dignitaire dénonce des vices de forme et de fond, fustigeant au passage des méthodes qu'il juge contraires à la courtoisie républicaine.


C’est un véritable cas d'école de résistance administrative et politique que vient d'illustrer Abdoulaye Daouda Diallo. L'ancien ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation a décidé de ne pas déférer à la convocation des députés enquêteurs, et il s'en explique sans détour.


La « convocation via WhatsApp » clouée au pilori


Sur la forme, l’ex-ministre ne cache pas son agacement face aux canaux de communication utilisés par l'institution parlementaire. Sa convocation lui a en effet été notifiée via l’application de messagerie WhatsApp, assortie d’un calendrier imposé de manière unilatérale. Une démarche cavalière selon lui : « Cela ne traduit pas la courtoisie institutionnelle attendue dans de tels échanges », déplore-t-il, regrettant qu'aucune concertation préalable n'ait été menée pour tenir compte de ses disponibilités.


Flou artistique et bataille sur les archives de l’État


Sur le fond, Abdoulaye Daouda Diallo estime que l'objet de son audition — centré sur l'« éventuelle autorisation du fonds de garantie constitué en 2012-2013 auprès d’Ecobank » — brille par son imprécision. Pour l'ancien ministre, une manifestation de la vérité ne peut s'opérer sans des faits clairement identifiés et des pièces préalablement communiquées.


Mais la réplique la plus cinglante de l'ex-ministre concerne la gestion des documents administratifs. Alors que la commission lui enjoignait de se présenter à l'audition muni de notes, correspondances et pièces justificatives, Abdoulaye Daouda Diallo a tenu à administrer une leçon de droit public aux parlementaires. « Un ancien ministre ne saurait être considéré comme le dépositaire personnel des archives de son ancien département », tranche-t-il fermement. Rappelant que ces documents relèvent de la propriété exclusive de l'État, il invite la commission à se tourner vers les administrations compétentes qui en ont juridiquement la garde.


En actant publiquement son refus de collaborer dans ces conditions, Abdoulaye Daouda Diallo fragilise un peu plus la démarche de la commission d'enquête, déjà confrontée au boycott d'autres anciens hauts responsables. La guerre des procédures est définitivement ouverte.


 


Synthèse par El hadji Tall

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Publié par

Harouna Fall

editor

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