Amnistie : L’APR dénonce une loi « scélérate » et annonce une saisine du Conseil constitutionnel

jeudi 3 avril 2025 • 102 lectures • 0 commentaires

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 Amnistie : L’APR dénonce une loi « scélérate » et annonce une saisine du Conseil constitutionnel

iGFM - (Dakar) Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) a publié, ce 2 avril 2025, une déclaration virulente contre le vote par la majorité à l’Assemblée nationale d’une loi dite d’interprétation de la loi d’amnistie.

Selon le parti, ce texte, porté par le Pastef au pouvoir depuis un an, marque un « nouveau reniement » des promesses électorales et une « violation du serment du président de la République ».



L’APR accuse cette loi de chercher à « absoudre les commanditaires et les auteurs de délits et de crimes » tout en « indexant » les Forces de Défense et de Sécurité (FDS). Ces dernières, saluées comme un rempart contre le « projet insurrectionnel » du Pastef, seraient désormais criminalisées pour leur rôle dans la préservation de l’ordre républicain. Le SEN dénonce une manœuvre orchestrée par Ousmane Sonko, qu’il accuse de vouloir « clochardiser les institutions » pour assouvir un « désir de vengeance et de règlement de comptes ».



Pour le parti d’opposition, cette loi « scélérate » rouvre les plaies d’une période troublée, promeut une « rupture d’égalité entre les citoyens » et risque de provoquer des « violences graves » en instaurant un « scandaleux tri sélectif » entre Sénégalais. Face à cette situation, l’APR réaffirme son « soutien total » aux FDS – policiers, gendarmes, militaires et magistrats – et appelle les Sénégalais à « se dresser en bouclier » pour les protéger contre toute tentative de représailles.



En réponse, les parlementaires du groupe Takku Wallu Sénégal, affiliés à l’APR, annoncent leur intention de saisir « dans les plus brefs délais » le Conseil Constitutionnel. Ils estiment que cette loi est contraire à la Constitution en raison de son caractère « partial, sélectif » et de son atteinte au principe d’égalité des citoyens devant la loi. Cette démarche illustre la détermination de l’APR à contrer ce qu’elle perçoit comme une dérive institutionnelle orchestrée par le Pastef.

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Publié par

Harouna Fall

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