Dette publique au Sénégal : "le temps de la vérité a sonné"

jeudi 26 mars 2026 • 85 lectures • 0 commentaires

Blog 2 heures Taille

Dette publique au Sénégal : \

iGFM - (Dakar) Les récentes révélations relayées par le Financial Times sur des opérations financières opaques impliquant le Sénégal viennent raviver une inquiétude profonde : celle d’une gestion de la dette publique marquée par le manque de transparence.  

Selon ces informations, plusieurs centaines de millions d’euros auraient été mobilisés à travers des montages financiers complexes, en dehors des circuits classiques de déclaration. Si ces pratiques ne sont pas nécessairement illégales en soi, elles soulèvent néanmoins une question essentielle : pourquoi contourner les mécanismes habituels de transparence ?
 
⚠️ Une opacité inacceptable dans la gestion des deniers publics
 
Le FRDS considère que toute opération engageant les finances de l’État doit être portée à la connaissance des citoyens et des institutions de contrôle. Le fait que le Fonds monétaire international lui-même évoque un déficit d’information sur certaines transactions est, à cet égard, particulièrement préoccupant.
 
Il ne s’agit pas ici d’alimenter une polémique stérile, mais de poser un principe fondamental : l’argent public ne peut être géré dans l’ombre.
 
📉 Un risque réel pour la crédibilité du pays
 
Dans un contexte déjà marqué par des tensions sur la dette et par des précédents ayant entamé la confiance des partenaires, ces nouvelles révélations risquent d’aggraver la perception d’un manque de rigueur dans la gouvernance économique.
 
Le Sénégal ne peut se permettre de fragiliser davantage sa crédibilité sur les marchés financiers internationaux. Chaque zone d’ombre alimente le doute, renchérit le coût de l’endettement et, in fine, pénalise le citoyen.
 
🏛️ L’Assemblée nationale face à ses responsabilités
 
Le FRDS appelle solennellement l’Assemblée nationale à exercer pleinement son rôle de contrôle. Les députés ont le devoir d’exiger toute la lumière sur ces opérations :
•leur nature exacte,
•leurs conditions financières,
•leurs implications à court et moyen termes.
 
Signer un blanc-seing au gouvernement dans un tel contexte serait une faute politique majeure.
 
🗣️ Une exigence claire : transparence totale et vérité
 
Le FRDS ne conteste pas la nécessité pour un État de recourir à des instruments financiers innovants pour faire face à ses contraintes. Mais cette nécessité ne saurait justifier l’opacité.
 
Nous appelons à : •la publication exhaustive de tous les engagements financiers de l’État,
•un audit indépendant de la dette, •et une communication claire à destination des citoyens.
 
🎯 Conclusion : gouverner, c’est rendre des comptes
 
La gestion de la dette publique engage l’avenir de toute une nation. Elle ne peut être ni approximative, ni dissimulée, ni réservée à un cercle restreint de décideurs.
 
Le peuple sénégalais a le droit de savoir. Le Sénégal a le devoir d’être transparent. Car sans transparence, il n’y a ni confiance, ni souveraineté.


Par Ahmadou Bella Diallo, Président du Front Républicain de la Diaspora Sénégalaise (FRDS)

Cet article a été ouvert 85 fois.

Publié par

Harouna Fall

editor

Soyez le premier à commenter

Je m'appelle

Téléchargez notre application sur iOS et Android

Contactez-nous !

Service commercial