Drame à l’université : l’URV interpelle l’État et exige des mesures immédiates

vendredi 13 février 2026 • 422 lectures • 0 commentaires

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Drame à l’université : l’URV interpelle l’État et exige des mesures immédiates

La mort tragique d’un étudiant sur le campus continue de susciter des réactions dans la classe politique. Dans une contribution rendue publique, le président de l’Union pour une République Vertueuse (URV), Dr Souleymane Mbengue, appelle l’État à agir sans délai et à « restaurer l’autorité morale ».

D’emblée, il qualifie la disparition de l’étudiant de « choc pour la Nation », estimant qu’« aucun désordre, aucune tension sociale, aucune contrainte budgétaire ne saurait justifier qu’un jeune perde la vie dans l’espace du savoir ». Si « l’émotion est légitime », souligne-t-il, elle doit désormais laisser place à « une exigence politique : assumer et corriger ».


Les bourses au cœur des tensions
Dans son analyse, le président de l’URV rappelle que les étudiants mobilisés réclamaient le paiement de leurs bourses, une revendication qu’il juge fondée. Il insiste : « Un retard prolongé dans le paiement des bourses n’est pas un simple incident administratif : c’est un facteur de tension sociale prévisible. »


Dr Mbengue met également en perspective les responsabilités politiques. Il relève que le régime actuel, « par la voix du Premier ministre Ousmane Sonko, a longtemps porté la cause estudiantine lorsqu’il était dans l’opposition ». Cette posture passée, écrit-il, crée aujourd’hui « une responsabilité supplémentaire : celle de traduire les engagements en décisions concrètes et rapides ».


« La loyauté ne signifie pas le silence. »
Tout en se présentant comme « allié loyal de la majorité », l’URV revendique une parole libre. « La loyauté ne signifie pas le silence. Elle signifie la franchise constructive », lit-on dans la contribution.


Le parti formule ainsi plusieurs exigences claires :


« Les retards de bourses doivent être régularisés immédiatement. »
« Un audit public des mécanismes de paiement doit être rendu transparent. »
« Les responsabilités administratives doivent être situées sans complaisance. »
« Le maintien de l’ordre en milieu universitaire doit être strictement proportionné et encadré. »
Pour son auteur, l’État doit « démontrer qu’il entend la jeunesse et qu’il protège la vie humaine avant toute autre considération ». Il rappelle que « l’autorité ne se construit pas uniquement par la force ; elle se fonde sur la justice et la crédibilité morale ».


Un signal d’alerte pour la stabilité nationale
Le bouleversement du calendrier universitaire est également présenté comme « un signal d’alerte ». Selon Dr Mbengue, « la stabilité académique est une condition de la stabilité nationale », avertissant que « chaque jour de crise affaiblit la confiance et nourrit la frustration ».


Dans ce contexte, il appelle à la cohérence entre les engagements politiques affichés et les actes posés. « Le Sénégal a choisi une nouvelle trajectoire politique. Cette trajectoire doit être cohérente avec les valeurs proclamées : justice sociale, dignité et gouvernance vertueuse », soutient-il.


Et de conclure par un rappel fort : « La jeunesse sénégalaise n’est pas un adversaire. Elle est la première richesse de la Nation. Il est temps d’agir, vite et avec courage. »

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Publié par

Birame Ndour

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