Nous entendons quand même certaines critiques à propos de la gouvernance en Guinée.

lundi 25 mai 2026 • 276 lectures • 0 commentaires

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Nous entendons quand même certaines critiques à propos de la gouvernance en Guinée.

iGFM – (Dakar) Comment réagissez-vous à ces sorties sur les réseaux sociaux ? Je serai direct, car ce sujet exige qu’on l’aborde avec clarté et sans complaisance. La critique politique est non seulement légitime, elle est nécessaire. Dans tout État de droit digne de ce nom, le droit de questionner ses dirigeants constitue un pilier démocratique fondamental.

Je l’ai toujours respecté et continuerai à le défendre. Mais il existe une frontière que tout esprit rigoureux se doit de reconnaître : celle qui sépare la critique honnête, documentée, étayée par des faits vérifiables, de la campagne de déstabilisation déguisée en analyse politique. Cette frontière, certains la franchissent avec une désinvolture qui devrait interpeller au-delà de nos seules frontières.


Je prendrai un exemple précis, car les Guinéens et l’opinion africaine méritent de connaître la nature exacte de certains acteurs qui s’érigent en donneurs de leçons. Cheikh Yérim Seck, chroniqueur sénégalais établi à Dakar, a prétendu en avril 2026 prédire la « fin très proche du régime Doumbouya » sans une source identifiable, sans un document exploitable, sans jamais avoir mené la moindre enquête de terrain dans le pays qu’il prétend décrypter. Ce n’est pas de l’analyse. C’est de l’invective habillée en révélation.


Mais qui est réellement cet homme ? En 2012, il a été condamné par la justice sénégalaise pour viol et a purgé seize mois de détention. Il a depuis accumulé les mises en cause judiciaires : diffusion de fausses nouvelles dans l’affaire Batiplus, accusations d’avortement provoqué sur mineure. Son propre environnement professionnel et médiatique sénégalais a pris publiquement ses distances avec ses méthodes. Ce tableau ne plaide pas pour la crédibilité de quelqu’un qui se pose aujourd’hui en conscience de la sous-région. Son mercantilisme s’est heurté à plusieurs refus en Guinée. Tout le monde se souvient encore de l’épisode avec le capitaine Moussa Dadis Camara.


Le mécanisme est ainsi exposé dans toute sa nudité : ce n’est pas du journalisme, c’est un commerce. Lorsque la transaction échoue, la plume se retourne. La Guinée connaît ce procédé pour l’avoir déjà vécu, lorsque le même individu avait tenté la même démarche à Conakry avant d’en être expulsé.


Le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, l’a formulé avec une précision juridique irréfutable : ces sorties ne relèvent pas de la liberté de la presse, elles relèvent de la diffamation. J’y souscris pleinement. Accuser un chef d’État souverain sans produire le moindre élément probant n’est pas un acte de journalisme. C’est l’instrumentalisation d’une plateforme au service d’intérêts qui restent à identifier.


La Guinée, elle, avance avec le Président Mamadi Doumbouya. Elle avance avec plus de 86 % de soutien populaire exprimé souverainement dans les urnes en décembre 2025. Elle avance avec le programme Simandou 2040, défendu avec distinction devant les plus grandes tribunes économiques africaines, de Nairobi à Kigali. Elle avance avec un Cinéma Center en construction, un Musée national en cours de réhabilitation, des milliers de kilomètres de routes qui désenclavent ses territoires. Ceux qui ont choisi de nier ces réalités savent, au fond, pourquoi ils le font. Les faits, eux, ne négocient pas.


M. Moussa Moïse Sylla, Ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat

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Publié par

Mame Fama GUEYE

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