Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux : Bassirou Diomaye Faye trace les lignes d'une justice numérique

jeudi 22 janvier 2026 • 369 lectures • 0 commentaires

Actualité 11 heures Taille

Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux : Bassirou Diomaye Faye trace les lignes d'une justice numérique

iGFM - (Dakar) – Le Palais de Justice a servi de cadre à un plaidoyer de haute facture lors de la Rentrée solennelle des Cours et Tribunaux. Face aux magistrats et acteurs du droit, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a décliné sa vision sur le thème : « Le juge face aux défis du numérique ». Un discours qui concilie innovation technologique et impératif éthique.

Le Sénégal s'apprête à faire entrer ses tribunaux dans l'ère de la modernité absolue. Pour le Chef de l'État, le numérique n'est plus une option, mais une nécessité pour répondre aux attentes des citoyens. Cependant, cette transition ne doit pas se faire au détriment des fondamentaux du droit.


Le numérique comme levier de performance



Le diagnostic du Président Faye est clair : la lenteur judiciaire doit être combattue par l'outil technologique. Le Chef de l'État a insisté sur plusieurs chantiers prioritaires :


La dématérialisation intégrale : Passage aux procédures sans papier pour plus de fluidité.
La gestion électronique des dossiers : Un suivi en temps réel pour réduire les délais de traitement des affaires. L’archivage numérique : Pour sécuriser la mémoire judiciaire et renforcer la transparence.



« L'acte de juger reste une œuvre de conscience »



Si l'intelligence artificielle (IA) et l'automatisation frappent à la porte des prétoires, Bassirou Diomaye Faye a tenu à poser des garde-fous rigoureux. Selon lui, la technologie doit rester un instrument et non une autorité de décision.


« Le numérique ne saurait se substituer au discernement du magistrat », a-t-il martelé.
Le Président a mis en garde contre une "justice robotisée" qui pourrait nuire à l'égalité des citoyens devant la loi. L'impartialité et l'indépendance du juge doivent demeurer le rempart ultime face aux algorithmes.


Cybersécurité et Souveraineté des données



Dans un contexte marqué par la montée de la cybercriminalité, la protection des données judiciaires est devenue une priorité nationale. Le Chef de l'État a exhorté l'institution à se doter de mécanismes de sécurité robustes pour garantir l'intégrité des preuves numériques et la confidentialité des informations sensibles.


Un défi de formation pour les magistrats



Pour réussir cette mutation, l'accent sera mis sur le capital humain. Le Président a souligné que la maîtrise du droit du numérique et de l'éthique digitale est désormais une compétence indispensable. La formation continue sera donc le pivot de cette réforme pour que chaque acteur de la chaîne judiciaire puisse s'approprier ces nouveaux outils.


 Une justice « pour le peuple »



En clôturant son allocution, Bassirou Diomaye Faye a rappelé l'objectif final de cette modernisation : bâtir une institution judiciaire accessible, moderne et digne de confiance. Une justice qui, bien qu’évoluant dans un nuage numérique, continue de se rendre avec humanité, « au nom du peuple et pour le peuple».

Cet article a été ouvert 369 fois.

Publié par

Harouna Fall

editor

Soyez le premier à commenter

Je m'appelle

Téléchargez notre application sur iOS et Android

Contactez-nous !

Service commercial