Souveraineté économique : Lancement officiel du FDMI pour révolutionner l’inclusion financière

mardi 21 avril 2026 • 73 lectures • 0 commentaires

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Souveraineté économique : Lancement officiel du FDMI pour révolutionner l’inclusion financière

iGFM - (Dakar) Ce mardi 21 avril 2026 marque un tournant historique pour le secteur financier sénégalais. Le Ministre de la Microfinance et de l’Économie Sociale et Solidaire a procédé au lancement officiel du Fonds de Développement de la Microfinance Islamique (FDMI). Un nouvel instrument stratégique qui place l’éthique et la justice sociale au cœur de l’Agenda National « Sénégal 2050 ».

 C’est dans une atmosphère de solennité et d’espoir que le gouvernement a acté la naissance du FDMI. Héritier du programme PROMISE, ce fonds public, restructuré et doté d’une gouvernance renforcée, devient le bras armé de l’État pour financer l’économie réelle sans recours à l’usure.


Un levier pour l’Année de l’Économie Sociale et Solidaire
Le lancement du FDMI s’inscrit dans une temporalité politique forte. Alors que l’année 2026 a été déclarée « Année de l’Emploi et de l’Économie Sociale et Solidaire » par le Président Bassirou Diomaye Faye, le fonds se positionne comme le carburant de cette ambition.


« La croissance n’aura de sens que si elle est partagée », a martelé le Ministre lors de son allocution. Avec l’objectif de tripler le revenu par habitant d’ici 2050, le Sénégal mise sur la finance islamique pour intégrer les populations qui, par conviction éthique ou religieuse, s’auto-excluaient jusqu’ici du système bancaire classique.


Éthique et partage des risques : Le modèle FDMI
Contrairement aux modèles conventionnels, le FDMI repose sur les principes du droit musulman des affaires : Proscription de l’intérêt (Riba) et de la spéculation. Adossement à l’économie réelle (agriculture, artisanat, industrie). Partage des profits et des pertes entre le financeur et l’entrepreneur.


En partenariat avec la Banque Islamique de Développement (BID), le fonds agira en synergie avec les Institutions de Microfinance (IMF) locales à travers le PACTIF-U (Pacte pour l’Inclusion financière universelle), assurant un maillage complet du territoire national, des zones rurales aux centres urbains.


Un rempart contre la précarité et l’émigration
Au-delà de la finance, le Ministre a présenté le FDMI comme un outil de stabilité sociale. En finançant les chaînes de valeur agricoles et en encourageant les jeunes et les femmes à s’organiser en coopératives productives, le gouvernement espère créer une dynamique de richesse locale capable de freiner l’exode rural et l’émigration irrégulière.


« Le FDMI est un outil de justice sociale. Chaque franc investi servira à créer de la valeur ajoutée locale », a affirmé le Ministre.
Un appel à la mobilisation nationale
La cérémonie s’est conclue par un appel vibrant aux acteurs économiques : Aux banques et IMF : Diversifier leurs offres pour répondre à une demande populaire massive. À la jeunesse : S’emparer de cet outil pour entreprendre et transformer le pays. Aux partenaires : Accompagner cette marche vers une économie souveraine et panafricaniste.


Avec le démarrage officiel des activités du FDMI, le Sénégal prouve qu’il est possible de conjuguer performance économique et valeurs éthiques. La flamme de l’inclusion est désormais allumée, avec pour ambition de sortir des milliers de Sénégalais de la précarité d’ici 2030.


 

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Publié par

Harouna Fall

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