SENEGAL – MAROC - Le principal et le subsidiaire
lundi 19 janvier 2026 • 133 lectures • 0 commentaires
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iGFM - (Dakar) Entre le Maroc et le Sénégal, le football est le subsidiaire. Le principal repose sur la trame d’une vieille symbiose, que dis-je, d’une vraie osmose spirituelle, diplomatique et stratégique.
Les péripéties du sport ne doivent pas ébranler et/ou ébrécher les fondations d’une confiante amitié méthodiquement construite par le Président Senghor et le Roi Hassan II.
Deux intellectuels d’envergure férus d’Histoire, bourrés de visions et friands de prospective !
Un court faisceau de rappels qui rafraîchissent les mémoires et tempèrent les ardeurs des franges de citoyens des deux pays…
Depuis la signature des Accords de Madrid en 1975, la Diplomatie sénégalaise est aux avant-postes de l’illustration et de la défense de la marocanité du Sahara Occidental. Partout, notamment à Addis-Abeba et à New-York.
La constance de la position du Sénégal et la célébration d’un anniversaire de la « Marche verte » à Dakar, au cours d’une visite du Roi Mohamed VI, avaient plombé la candidature du Professeur Abdoulaye Bathily à la présidence de la Commission de l’Union Africaine (UA).
En effet, l’Algérie furieuse avait lancé sa machine diplomatique, mobilisé de nombreux pays d’Afrique australe et in fine anéanti l’ambition continentale du Sénégal. Pourtant il suffisait seulement que le Sénégal reniât sa fidèle amitié avec le Royaume chérifien pour obtenir le succès.
Le deuxième moment majeur du test de la solidité des relations bilatérales renvoie au conflit sénégalo-mauritanien de 1989-90. Le Roi Hassan II déclara, au paroxysme de la crise : « La Mauritanie est un pays ami mais le Sénégal est un pays frère ». Une nuance de taille. Un coup de semonce sémantique. Et un choix lexical très dissuasif.
Le troisième épisode de la vigueur de l’amitié entre les deux pays a eu pour cadre la ville de Kolwezi (ex Zaïre) occupée par les gendarmes katangais venus d’Angola en 1978. Rabat et Dakar dépêchèrent des troupes.
Sur le terrain, les contingents marocain et sénégalais manœuvrèrent ensemble sans aucun raté. Les photos du Colonel marocain Loubaris et du Colonel sénégalais Ndoye, tous deux penchés sur les cartes d’état-major, avaient meublé les pages des journaux de l’époque.
Tel est le socle en béton d’un héritage que le coup de sifflet d’un arbitre doit laisser intact.
(Par Babacar Justin Ndiaye)
Publié par
Harouna Fall
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