Violences à l'UCAD : garde à vue prolongée pour trois responsables d'organisations étudiantes

jeudi 12 février 2026 • 673 lectures • 0 commentaires

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Violences à l\'UCAD : garde à vue prolongée pour trois responsables d\'organisations étudiantes

iGFM (Dakar) Si la quasi totalité des 109 étudiants interpellés en début de semaine dans le cadre des violences sur le campus de l'Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar ont été libérés à l'issue de leur audition, mercredi 11 février. En revanche, la garde à vue de trois responsables d'organisations étudiantes a été prolongée. Une décision qui inquiète leurs homologues qui disent se sentir « traqués » et confient se cacher en lieu sûr.

Au Sénégal, l’audition des étudiants interpellés dans le cadre des violences qui ont fait un mort sur le campus de l’Université Cheikh-Anta-Diop (Ucad) de Dakar lundi dernier a pris fin dans la soirée du mercredi 11 février vers 20 heures, rapporte RFI. 


Cent neuf au total avaient été arrêtés pour leur implication dans les affrontements avec les forces de l'ordre. La plupart avaient été appréhendés - parfois jusque dans leur chambre - dans la journée de lundi, même si les arrestations s'étaient poursuivies le lendemain en dehors du campus, alors que le calme était revenu à l'université.


Tel est par exemple le cas d'au moins quatre hauts responsables d’amicales étudiantes soupçonnés d’avoir orchestré les manifestations. « Imaginez que le président de l’Amicale des étudiants en médecine a été arrêté alors qu’il se trouvait à l’intérieur de l’hôpital Fann, très probablement pour rendre visite à des étudiants blessés... C’est fou !, raconte ainsi Alioune Diallo, l'un de ses prédécesseurs, qui poursuit : Il faut savoir que les étudiants ont tout donné à ce régime : ils ont tout fait pour que le Sénégal redevienne un pays de droit. C'est déplorable ! ».


« Traqués »


Selon l’Association des Jeunes avocats du Sénégal (Ajas) qui a accepté de représenter gratuitement les étudiants au commissariat central de Dakar, tous ont été libérés à l'issue de leur audition, à l’exception de trois responsables d'organisations étudiantes, ce qui inquiète nombre de leurs homologues qui disent se sentir « traqués » et confient se cacher en lieu sûr. Face à cette situation, certains ont d'ailleurs organisé un point presse filmé depuis un endroit gardé secret dans l'après midi de mercredi pour dénoncer ce qu'ils considèrent être une grave atteinte à l’État de droit et à la liberté académique, avant de réclamer la libération immédiate de leur camarade.


Jointe par RFI, la police reproche aux trois responsables d'organisations étudiantes maintenus en garde à vue des troubles à l’ordre public, une participation à une manifestation non déclarée, la destruction de biens publics et privés, ainsi que des actes de vandalisme et de violence.


De leur côté, les autorités appellent à respecter le temps de l'enquête. « Si d'éventuelles infractions devaient être constatées, les responsabilités devraient alors être constituées de quelque bord qu'elles puissent être. Je dis bien : de quelque bord qu'elles puissent être, et ce afin d'en tirer toutes les conséquences avec l'impartialité qui sied », déclare le directeur général de l’enseignement supérieur au ministère du même nom, le professeur Abdoul Aziz Diouf.

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Publié par

Mamadou Salif

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