DAKAR 2027 – Réinventons Dakar
dimanche 9 août 2026 • 82 lectures • 0 commentaires
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iGFM - (Dakar) Pendant trop longtemps, à Jakkaarlo, sur d’autres plateaux de télé, dans nos articles, nos prises de parole en public, nous avons parlé de Dakar à travers ses problèmes : circulation, inondations, déchets, occupation des trottoirs, pollution, urbanisation désordonnée, manque d’espaces verts, insuffisance des équipements, congestion et dégradation du cadre de vie.
Mais, une capitale ne peut pas être seulement le catalogue de ses difficultés. Ce d’autant que Dakar possède des atouts extraordinaires. Il est temps de s’arrêter pour repenser Dakar et nous allons nous-atteler.
Dakar choque tant par son contraste que par son animation quotidienne. Parmi les capitales les plus appréciées sur le continent et les plus chères au monde – 13e mondiale – la Ville de Dakar se dresse sur 83 km carrés divisés en 19 communes d’arrondissements dans la région éponyme (550 km carrés) qui inclue les départements de Dakar, Pikine, Guediawaye, Rufisque, Keur Massar.
Pour des raisons historiques, politiques, économiques et sociales, Dakar fait face à une forte pression démographique, avec une urbanisation rapide et informelle, mettant à rude épreuve les infrastructures d'assainissement et de voirie.
Près de la moitié de l'habitat se développe en marge des règles de planification, provoquant des encombrements et des difficultés de drainage des eaux usées et pluviales. Je ne dis pas le reste.
Les défis majeurs sont nombreux. Occupation anarchique : envahissement des trottoirs et des voies publiques par le commerce informel et le stationnement restreint la mobilité des piétons.
Il s’y ajoute les déficits d’assainissement. La vétusté et la saturation des réseaux d'égouts combinées à la construction de nombreux immobiliers de plus d’une dizaines de niveaux accentuent le refoulement et le ruissellement des eaux d’égout, les risques d'inondation en période d'hivernage. Autant d’imperfections urbaines qui occasionnent des problèmes d'hygiène publique.
Là ne s’arrête pas la litanie des saints. La pression démographique grossit du fait de l’arrivée
constante de nouveaux habitants sur une superficie exiguë.
On le dit depuis, mais rien n’y fait. Les différents régimes se succèdent, le mal persiste, pourtant la situation préoccupante engendre un besoin urgent de refonte de la planification urbaine. Une nouvelle vision de ville s’impose
Mais pour ce faire, il faut une volonté réelle avec des initiatives et perspectives pour changer en bien, notoriété et influence la face de la capitale. Il faut donc une vision, des opérations de terrain assurés par les services spécialisés, des projets structurants forts de programmes d'assainissement autonome, des réflexions prospectives pour que « Dakar Métropole Internationale » s’exprime de plein droit et le montre à la face du monde, au-delà des slogans pompeux, des mots creux. Dakar connait trop de maux pour qu’on ne s’émeuve plus. Ce n’est plus possible.
Les eaux d’égout qui ont pris leurs cours dans les rues des quartiers nous disent qu’il est plus qu’urgent de repenser l'aménagement de Dakar non pas à l'horizon 2050 mais 2025. C’est une question de cadre de vie, de civilité, de concurrence, d’offres à l’international. Il ne faut pas avoir Bac plus 50 pour le savoir.
Aussi, proposons-nous « DAKAR 2035 – LE GRAND PROJET » qui passe par les locales de 2027 dont le fond et la forme gagneraient à traduire en paroles et actions : « DAKAR 2027 – REINVENTONS DAKAR ».
Pendant trop longtemps, à Jakkaarlo, sur d’autres plateaux de télé, dans nos articles, nos prises de parole en public, nous avons parlé de Dakar à travers ses problèmes : circulation, inondations, déchets, occupation des trottoirs, pollution, urbanisation désordonnée, manque d’espaces verts, insuffisance des équipements, congestion et dégradation du cadre de vie.
Mais, une capitale ne peut pas être seulement le catalogue de ses difficultés. Ce d’autant que Dakar possède des atouts extraordinaires. La mer. Le port. L’aéroport. La culture. Le sport. Les universités. La jeunesse. Les entreprises. Les talents. La position géographique. L’histoire. L’ouverture sur le monde.
Alors pourquoi ne pas changer de regard ? Et si nous cessions de demander ce que Dakar subit pour nous demander ce que Dakar pourrait devenir ?
Justement, il se trouve pour nous que le point de départ est Dakar 2027. A la faveur de ce qui devra être un lumière pour Dakar : les Locales. C’est ce que nous proposons.
Nous ne sommes pas un parti. Pas une candidature. Pas une opposition municipale. Pas une campagne électorale. Mais une réflexion citoyenne. Une ambition. Un projet.
Nous voulons que les Dakarois soient au fait des visions pour qu’elle devienne une capitale conquérante, accueillante, moderne, culturelle, sportive, scientifique, universitaire, technologique, touristique et internationale.
Nous ne voulons pas imposer notre vision, mais nous voulons la soumettre. Aux citoyens. Aux experts. Aux entrepreneurs. Aux architectes. Aux urbanistes. Aux universitaires. Aux artistes. Aux sportifs. Aux jeunes. Aux femmes. Aux anciens. À tous ceux qui aiment Dakar suffisamment pour vouloir la voir grandir.
Parce qu’il est grand temps que les citoyens, particulièrement les Dakarois et Dakaroises refusent de considérer que Dakar doit continuer ainsi. Nous aimons cette ville suffisamment pour être exigeants avec elle.
C’est pour cela que nous refusons de nous résigner au désordre, à l’occupation anarchique de l’espace public, à la dégradation du cadre de vie, à l’absence d’espaces verts, au manque d’anticipation urbaine, aux insuffisances d’assainissement et à cette étrange habitude de considérer que tout cela serait devenu normal.
Ce n’est pas normal. Ce n’est plus possible. Dakar mérite mieux. Dakar peut mieux faire. Dakar doit voir plus grand. Nous avons pris l’engagement de désormais servir notre Dakar. Aux candidats de Dakar, à nous Dakarois et tous ceux qui y vivent, nous voulons donc poser une question simple : QUELLE DAKAR VOULONS-NOUS LAISSER À NOS ENFANTS ?
Une Dakar qui s’étouffe sous son propre désordre ? Ou une capitale africaine moderne, verte, propre, culturelle, sportive, scientifique, universitaire, technologique, touristique et internationale ?
Il est évident que pour nous autres, il s’agit de la deuxième. Nous l’avons choisie et nous invitons les futurs candidats à nous retrouver sur ce terrain même si nous restons sans prétention. Nous ne prétendons pas d’ailleurs avoir toutes les réponses. Par contre, nous avons le devoir de poser les bonnes questions.
Nous voulons écouter les architectes, les urbanistes, les ingénieurs, les économistes, les universitaires, les entrepreneurs, les artistes, les sportifs, les médecins, les enseignants, les jeunes, les femmes, les anciens, les commerçants, les travailleurs et surtout les habitants.
Nous voulons confronter les idées. Nous voulons regarder les chiffres. Nous voulons comparer Dakar aux autres grandes villes africaines. Nous voulons identifier ce qui fonctionne ailleurs et comprendre ce qui peut être adapté ici.
Nous voulons chiffrer. Nous voulons hiérarchiser. Nous voulons proposer. Et surtout, nous voulons mesurer.
Car une ville ne se gouverne pas seulement avec des discours. Elle se gouverne avec une vision, une stratégie, des priorités, des moyens et des résultats.
C’est pourquoi pour nous autres, Dakar n’est pas une candidature, mais un appel.
Un appel à ceux qui pensent que Dakar peut devenir beaucoup plus grande que ce qu’elle est aujourd’hui.
Un appel à ceux qui refusent la médiocrité ordinaire. Un appel à ceux qui pensent que l’aménagement urbain est une question de civilisation.
Un appel à ceux qui veulent une ville qui respire, qui marche, qui apprend, qui travaille, qui crée, qui soigne, qui accueille et qui rayonne.
Nous voulons nous compter. Oui, nous voulons nous compter. Pas pour savoir combien nous sommes dans une élection. Mais pour savoir combien nous sommes à vouloir une autre ambition pour Dakar.
Nous compterons les idées. Nous compterons les compétences. Nous compterons les projets. Nous compterons les volontés. Nous compterons les engagements.
Et peut-être, au bout du compte, nous compterons les citoyens. Car le changement d’une ville ne commence pas nécessairement dans une urne. Il commence dans les esprits.
Dakar n’attend pas seulement un nouveau maire. Dakar attend peut-être d’abord une nouvelle ambition. Alors, secouons le baobab. Interrogeons-nous. Exigeons-nous. Proposons. Et construisons.
Dakarois, Dakaroises, ensemble, bâtissons l’avenir.
Nous ne cherchons pas à prendre Dakar. Nous cherchons à la rendre. La rendre à ses habitants, à son ambition, à son élégance, à son avenir.
Charles FAYE
Publié par
Harouna Fall
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