Thiaba Camara Sy : « Le système est toujours là »
dimanche 11 janvier 2026 • 257 lectures • 2 commentaires
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La promesse de rupture portée par le duo Bassirou Diomaye Faye–Ousmane Sonko peine encore à se matérialiser dans les faits. Invitée de l’émission Grand Jury de la RFM, ce dimanche 11 janvier 2026, Thiaba Camara Sy, cosignataire de la tribune « Réformes institutionnelles, la rupture ne se proclame pas, elle se pratique », a livré une analyse critique de la gouvernance en place, qu’elle juge encore largement prisonnière des schémas anciens.
Selon elle, l’alternance issue de la présidentielle de 2024, bien que saluée par une adhésion populaire massive, n’a pas suffi à démanteler les ressorts profonds du système que les Sénégalais ont voulu tourner en page. « Le système n’a jamais été aussi fort », affirme-t-elle, estimant que les nouvelles autorités, malgré la légitimité qui leur a été conférée, se retrouvent progressivement rattrapées par des logiques qu’elles étaient censées dépasser.
Thiaba Camara Sy pointe notamment les pratiques de gouvernance administrative, en particulier la question des nominations. Elle regrette que les engagements contenus dans le Pacte national de bonne gouvernance, signé avant l’élection, ne se soient pas traduits dans les faits. « Si ce pacte avait été appliqué, les nominations auraient reposé sur des appels à candidatures transparents. Or, on reste dans les méthodes d’hier », déplore-t-elle, concluant que les nouvelles autorités apparaissent « moulées dans un système qui demeure intact ».
Pour l’analyste, la rupture ne saurait être un simple slogan politique. Elle doit s’inscrire dans une démarche structurée, inclusive et progressive. « La conduite du changement est un exercice complexe », rappelle-t-elle, avertissant que plus les dirigeants s’enfoncent dans les mécanismes qu’ils prétendent transformer, plus il devient difficile de prendre le recul nécessaire pour agir.
Toutefois, Thiaba Camara Sy ne ferme pas la porte à une inflexion. Elle estime qu’il est encore possible de rectifier le cap, à condition de revoir la méthode, de ralentir le rythme pour mieux associer les citoyens et de replacer l’intérêt général au cœur des réformes. « Il n’est pas trop tard », conclut-elle, appelant à une rupture qui se construise dans la durée plutôt que dans l’affichage.
Publié par
Birame Ndour
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